ACTE I, SCÈNE II
Attendez. Quelles nouvelles? Pourquoi viens-tu si précipitamment?
Le Messager.
La reine, avec tous les comtes et seigneurs du Nord a l'intention de vous assiéger dans votre château. Elle est à la tête de vingt mille hommes. Ainsi, fortiflez-vous, milord. York.
Oui, avec mon épée ! T'imagines-tu qu'ils nous fassent peur? Edouard, et vous Richard, vous resterez avec moi. Mon frère Montague fera diligence à Londres. Qvk le noble Warwick, Gobham et les autres, chargés de protéger le roi, se renforcent d'une puissante politique, et ne se fient ni au faible Henry ni à ses serments.
Montague.
Frère, je pars. Je les déciderai, vous n'avez rien à craindre. Sur ce, je prends humblement congé de vous.
(// sort).
{Entrent SIR JOHN et SIR HUGH MORTIMER). York.
Sir John et Sir Hugh Mortimer, mes oncles, vous arrivez à propos à Sandal. L'armée de la reine a l'intention de nous assiéger.
Sir John.
Elle n'en aura pas besoin, nous la rencontrerons dans la plaine.
York. ,
Avec cinq mille hommes ?
Avec cinq cents hommes, s'il le faut, mon père. Une femme improvisée général! Que pouvons-nous redouter? [On entend une marche au loin).
Edouard.
J'entends leurs tambours. Rassemblons nos hommes, faisons une sortie et engageons de suite la bataille. York.
Cinq contre vingt M Malgré une telle disproportion, mon oncle, je ne doute pas du succès. Nous nous sommes souvent battus en France, contre des ennemis dix fois plus forts que nous. Pourquoi ne remporterions-nous pas le même succès ?
{Alarme. Ils sortent).
i. Dans la pièce originale :
York.
En vérité, nous avons gagné bien des batailles, en Normandie, où l'ennemi se baitait dix contxe u». Pourquoi douterions-nous d'un succès pareil? Ma résolution est prise. En avant! Edouard.
En avant! J'entends leurs tambours.