SCÈNE III
Des plaines près du château de Sandal.
Alarme. Mouvements de troupes. Entrent RUTLAND ET SON GOUVERNEUR».
RUTLAND
Où fuir, pour échapper de leurs mains I Ah I Gouverneur^ voyez, voici venir le sanguinaire Glifford I (Entrent GLIFFORD et des soldats).
Glifford.
Va-t'en, chapelain! Ta qualité de prêtre te sauve la vie. Quant au marmot de ce duc maudit, dont le père a tué mon père, il va mourir !
Le Gouverneur.
Et moi, milord, je lui tiendrai compagnie.
Glifford.
Soldats, emmenez-le!
Le Gouverneur.
Ah ! Glifford ! N'assassinez pas cet enfant innocent, de peur d'être maudit de Dieu et des hommes !
{Il sort, emmené de force par les soldats) . Glifford.
Eh bien ! Est-il déjà mort, ou est-ce la peur qui lui fait fermer les yeux? Il les ouvrira!
RuTLAND.
Ainsi le lion affamé regarde sa victime qui tremble sous ses griffes avides ! Il se promène ainsi insultant sa proie, et c'est ainsi qu'il s'avance pour lui briser les membres. Bon Glifford, tue-moi avec ton épée, mais pas avec des regards si menaçants et si cruels ! Gher Glifford, laisse-moi parler avant de mourir. Je suis une trop misérable proie pour ta fureur. Venge-toi sur des hommes et laisse-moi vivre. Glifford.
G'est en vain que tu supplies, pauvre enfant. Le sang de mon père me rend sourd à tes paroles.
Rutland. '
Alors que le sang de mon père te les fasse écouter. C'est un homme, GHfford, mesure-toi avec lui.
Glifford.
Si tes frères étaient ici, leurs vies et la tienne ne me ven-