‹ Œuvres dramatiques. Traduction, entièrement conforme au texte anglaisChapitre 354 sur 414 · ACTE II, SCÈNE VI · texte numérisé non relu

ACTE II, SCÈNE VI

les voleurs, sinon l'exagération de la bonté? Inutiles sont nos plaintes et incurables nos blessures! Pas d'asile où fuir, pas de forces pour aider ma fuite! L'ennemi sans merci ne s'apitoiera pas; je n'ai pas mérité sa pitié ! L'air a pénétré dans mes blessures mortelles ; l'hémorragie me rend de plus en plus faible! Venez, York, Richard, Warwick et les autres! J'ai poignardé vos pères, déchirez ma poitrine !

(// s'évanouit).

[Alarme et retraite. Entrent EDOUARD, GEORGE, RICHARD, MONTAGUE, WARWICK et des soldats). Edouard.

Maintenant, lords, nous pouvons respirer. Une heureuse fortune nous permet le repos et le rude visage de la guerre commence à nous sourire. Des troupes sont à la poursuite de cette reine sanguinaire qui conduisait le doux Henry, tant qu'il fut roi, comme une voile enflée par un vent irrité conduit une galère au milieu des vagues. Croyez-vous que Cliiïord se soit enfui avec eux' ?

Il est impossible qu'il ait pu s'échapper. Votre frère Richard, devant qui je parle, l'a marqué pour le tombeau ; où qu'il soit, sûrement il est mort.

{Cli ff or d pousse un gémissement et meurt). Edouard.

A qui appartenait l'âme qui prend un si triste congé ?

Richard.

C'est un lugubre gémissement, indiquant que la mort l'emporte sur la vie !

Edouard.

Voyez qui c'est, et maintenant que les hostilités ont cessé, ami ou ennemi, traitez-le bien.

Richard.

Pas de merci ! C'est Cliiïord qui, non content d'avoir coupé la jeune branche dans Rutland, a tué à coups de cou-

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