ACTE IV, SCÈNE VIII
EXETER
Ecoutez, écoutez, milords ! Quels sont ces acclamations ? {Entrent le roi EDOUARD, GLOCESTER et des soldats]. Le Roi Edouard.
Emparez-vous de Henry à la face couarde! Emraenez-k d'ici ! Proclamez-nous une seconde fois roi d'Angleterre ! {A Henry). Tu étais la source d'où découlaient de petits ruisseaux. Aujourd'hui ton cours s'arrête. Je suis la mer qui va les absorber et se gi^ossir de leurs eaux. Conduisezle à la Tour, sans lui laisser le temps de parler.
{Quelques hommes sortent en emmenant le roi Henry).
Maintenant, milords, à Coventry, où le hardi Warwick
est en ce moment *. Le soleil commence à chauffer. Si
nous tardons la froide morsure de l'hiver détruira l'espoir
de la récolte.
Glocester.
Partons avant que leurs forces se réunisssent et surprenons un traître qui devient dangereux. Braves guerriers, à Coventry l
[Ils sortent).
i. Warwick, comme l'a observé M. Mason dans une de ses notes, vient de quitter la scène en déclarant son intention d'aller à Coventry. Gomment Edouard le sait-il ? Shakespeare a suivi en la circonstance le texte de la pièce originale où Edouard s'écrie :
a Et maintenant à Coventry pour nous rencontrer avec Warwick et ses complices ».
A ce propos, Malone rappelle que beaucoup d'anciens auteurs dramatiques prétendaient que tous les personnages d'un drame devaient connaître ce que connaissaient déjàl'écrivainet les spectateurs.
FIN DU QUATRIÈME ACTE