SCÈNE III
Une autre partie du champ de bataille.
Fanfares. Entrent LE ROI EDOUARD, triompeart. GLARENCE, GLOCESTER et les autres.
Le Roi Edouard.
Jusqu'ici notre fortune s'accroît et nous sommes favoiisés des lauriers de la victoire*. Mais dans ce jour resplandissant, j'aperçoit un nuage noir, redoutable, menaçant, qui obscurcira notre glorieux soleil, avant qu'il se soit reposé tranquillement sur son lit, à l'ouest. Je veux dire, milords, qiin les armées levées en France par la reine ont aborbé, et sont, paraît-il, en marche pour nous livrer bataille. Clabence.
La moindre brise aura bientôt dispersé ce nuage pour le renvoyer d'où il vient. Tes rayons en sécheront les vapeurs, car chaque nuage n'engendre pas une tempête. Glocester.
Les forces de la reine sont évaluées à trente mille hommes et Somerset, ainsi qu'Oxford, sont allés la rejoindre. Si elle a le temps de souffler, soyez bien convaincu que son parti sera aussi fort que le nôtre.
Le Roi Edouard.
Nous sommes avertis par des amis dévoués qu'ils se dirigent sur Tewsbury. Victorieux comme nous le sommes à Barnet, nous irons directement au-devant d'eux. Nos bonnes dispositions aplaniront les obstacles et nous ferons de nouvelles recrues dans les pays que nous traverserons. Qu'on batte le tambour! Courage! et en avant!
[Ils sortent).