‹ Œuvres dramatiques. Traduction, entièrement conforme au texte anglaisChapitre 399 sur 414 · ACTE V, SCÈNE VII · texte numérisé non relu

ACTE V, SCÈNE VII

mon épée pleure la mort d'un pauvre roi ! Puissent de pareilles larmes de pourpre couler du corps de tous ceux qui souhaiteraient l'abaissement de notre maison ! Si quelques étincelles de vie brillent encore, en enfer I [Il le poignarde de nouveau). Et dis-leur que tu y viens de ma part! Je n'ai ni pitié, ni amour, ni crainte, c'est vrai. Henry disait bien. Ma mère m'a souvent raconté que je suis venu au monde les jambes en avant. Je me dépêchais pour hâter la ruine des usurpateurs. La sage-femme s'étonnait et les femmes criaient : Oh ! Jésus nous bénisse ! Il est né avec des dents! Ce qui voulait dire que je grognerais, mordrais comme un chien, et que j'en remplirais le rôle. Puisque le ciel m'a façonné ainsi, que l'enfer me donne un esprit conforme à mon corps I Je n'ai pas de frère, n'ayant rien d'un frère. L'amour que les barbes grises trouvent divin peut se loger chez des gens faits comme les autres, mais pas chez moi, qui suis une exception! Prends garde, Glarence ! Tu interceptes ma lumière ! Mais je trouverai une heure dont l'obscurité te sera fatale. Je murmurerai de telles prophéties qu'Edouard tremblera pour sa vie et, pour le punir de sa peur, je le tuerai ! Le roi Henry et le prince, son fils, n'existent plus. Clarence, ton tour est prochain. Puis viendra celui des autres, décidé que je suisà être mauvais, jusqu'à ce que je devienne meilleur! Je vais jeter ton corps autre part et triompher, Henry, de ton dernier jour!

{Il sort).

Page 1