‹ Œuvres dramatiques. Traduction, entièrement conforme au texte anglaisChapitre 47 sur 414 · ACTE III, SCÈNE IV · texte numérisé non relu

ACTE III, SCÈNE IV

pitié, ils m'ont défendu de disposer de ma propre maison, de leur parler de lui, de solliciter pour lui, de plaider sa cause, sous peine d'une éternelle disgrâce. Edmond.

Voilà une conduite sauvage et contre nature. Glocester.

Allez et ne dites rien. Un conflit s'est élevé entre les ducs. Il y a pis encore. Cette nuit j'ai reçu une lettre dont il serait dangereux de parler. Je l'ai ouverte dans mon cabinet. Les injures que le roi supporte en ce moment vont être vengées. Une armée est, en partie, débarquée. Nous devons tenir pour le roi. Je veux aller le chercher, et le secourir secrètement. Pendant ce temps-là vous entretiendrez la conversation avec le duc, afin qu'il ne s'aperçoive pas de ma charité. S'il me demande, je suis malade et au lit. Dussé-je y perdre la vie, et l'on m'en a menacé, le roi, mon vieux maître, sera secouru. Il se passe d'étranges choses, Edmond. Soyez circonspect.

{Il sort).

Edmond.

Malgré sa défense, le duc va instantanément tout savoir, sans oublier la lettre... J'aurai l'air de lui avoir rendu un grand service, et j'y gagnerai ce que mon père y perdra : c'est-à-dire tout. Les jeunes se réveillent quand les vieux s'endorment.

{Il sort).

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