ACTE IV, SCENE VII
serments réciproques; vous avez maintes occasions de l'expédier. Si la volonté ne vous fait pas défaut, l'heure et le lieu vous seront favorables. Tout est perdu, s'il revient vainqueur ; je demeure sa prisonnière, et un lit est ma geôle. Délivrezmoi donc de ses caresses exécrées, et prenez sa place en récompense. Votre femme [que n'en est-il ainsi I) et votre affectionnée servante. Goneril ». Comment s'y reconnaître dans les caprices d'une femme ! Un complot contre la vie de son vertueux époux et, en échange, mon frère!... C'est dans le sable que je t'enfouirai ! Tu n'auras pas de sépulture, messager de débauches meurtrières ! En temps opportun, je montrerai cet infâme papier au duc, à la vie duquel ils en veulent. C'est un bien que je puisse lui annoncer ta mort et ta mission.
[Il sort en traînant le corps).
Glocester.
Le roi est fou. Comme il faut que j'aie l'esprit résistant pour me tenir encore debout, et avoir conscience des chagrins qui me rongent ! Mieux vaudrait que je fusse fou aussi ! J'oublierais mes chagrins, et mes malheurs, trompés par des illusions, ne sauraient plus qu'ils existent! [Rentre EDGAR).
Edgar.
Donnez-moi la main. Allons plus loin, il me semble entendre le tambour. Venez, père, je vais vous faire trouver arec un ami.
[Ils sortent).