Epitre 11 du livre I, vers
REMARQUES
Elle leur donne donc des glands à manger, et autres telles viandes propres aux cochons :
0!a aueç y^a[xai£uvd(8eç odh eSouaiv. [Vers 243.]
Eurylochus, qui avoit été sage, s'en vint droit à Ulysse, pour lui apporter cette nouvelle; mais il ne pouvoit parler, de tristesse :
Krfp ày^t i).zy(xKM p£5oXr)[JL£Voç ' h oi ô'aas
Aaxpu6cpiv 7î{[j.;r>.avTo, y6ov ô' oVisxo Oufjioç. [Vers 247 et 248.]
Il lui conte donc comme ses compagnons sont tous entrés, et qu'il n'en est pas sorti un seul. Ulysse prend son épée, et dit à Eurylochus de le conduire. Eurylochus se jette à ses pieds, et le prie de n'y point aller, parce qu'il n'en reviendra point. Ulysse lui dit qu'il demeure donc à boire et à manger; mais que, pour lui, il est obligé d'y aller :
KpaTspy] hé [koi è'^iXst' avi^y/r). [Vers 278.]
Assez près de la maison de Circé, il rencontre Mercure à la verge d'or, )(^pu(Joppaîrtc;^ ressemblant à un jeune homme à qui le poil ne fait que de naître :
Tourcsp yjxpizaTàTT] rjêy). [Vers 279.]
Mercure l'arrête, et lui apprend l'état de ses compagnons; et afin qu'il n'y tombe pas, il lui donne un remède puissant pour rendre inutiles les breuvages de Circé. C'est une herbe que Mercure arrache de la terre et en montre la nature à Ulysse :
Tf^rj [xev [xéXav l'axs, ydcXa/Ti etxeXov dcv6oç. [Vers 804.]
Les Dieux., dit-il, l'appellent molj; il est difficile à déraciner^ aux hommes, mais tout est possible aux Dieux. Pline, au livre 25., c. 4^ l'appelle laudatissimam herbarum. Il dit qu'elle croissoit vers la montagne de Cyllène, en Arcadie, radice rotunda nîgraque magnitudine ceepx ^ folio scillx ;
î. Vers 277.
2. Racine a ^crit déraciner en interligne, au-dessus de treia'er^ quUl avait d'abord mis.
effodi autem difficulter. Les Grecs de'peignent sa fleur noire, quoique Homère la de'crive blanche. Quelques médecins croient qu'il en vient aussi dans la Campanie ; et Pline dit qu'on lui en avoit apporté^ une sèche, qu'on avoit treuvée dans la Campanie, et que sa racine étoit de trente pieds de long. 11 dit en un autre endroit^ qu'elle est excellente contre la magie. Mercure la donne donc à Ulysse, et lui dit que quand, après avoir mangé, Circé lui donnera un coup de sa baguette, il tire son épée comme pour la tuer : Et alors, dit-il, elle aura peur, et vous invitera à coucher avec elle. Cela montre que pour surmonter la volupté il faut du courage et de la tempérance; car Socrate entend cette vertu par l'herbe moly^ Mercure dit à Ulysse qu'il ne refuse point de coucher avec elle, afin d'obtenir la délivrance de ses compagnons ; mais qu'il la fasse jurer auparavant le grand serment des Dieux, qu'elle ne lui fera point de mal ni d'affront :
q' dcTCoyu{j.vto0évTa xaxov xa\ àvî^vopa Gsfr]. [Vers 3oi.]
Mercure s'envole, et Ulysse poursuit son chemin, roulant bien des choses dans son esprit :
IloXXà ixoi xpaôfr] 7r6pcpup£ xi6vTt. [Vers Sog.]