‹ Œuvres; (volume 3)Chapitre 106 sur 394 · LA BIBLE · texte numérisé non relu

LA BIBLE

— LE LIVRE DE JOB

On ne peut douter que, parmi les études auxquelles s'est appliqué Racine, et dont nous cherchons ici les traces dans les volumes qui lui ont appartenu, celle de l'Écriture sainte n'ait, à différentes époques, tenu une des premières places. II y fut certainement initié dès le temps de son éducation à Port-Royal. Elle devint pour lui un indispensable devoir à Uzès, lorsque, se préparant à l'état ecclésiastique, il mêlait des travaux théologiques à des occujiations littéraires, dont quelques-unes étaient d'un caractère bien différent. Beaucoup plus tard, au temps où il composa Esther, Athalie et les Cantiques sacrés, le soin extrême avec lequel il étudiait la Bible nous est attesté par ces belles œuvres poétiques; et toutefois c'était alors comme chrétien, plus encore que comme poète, qu'il sentait le besoin de puiser sans cesse à cette source sacrée. Dans le manuscrit de ses Remarques sur Athalie (voyez notre tome V, p. 2o5 et suivantes), nous avons vu que les commentateurs de la Bible lui étaient familiers; on reconnaît aisément, lorsqu'il y cite Lightfoot et le Synopsis, qu'il n'a pas ouvert ces gros livres seulement pour le besoin du moment et pour y trouver quelques remarques d'une importance très-secondaire, mais qu'il était de longue main versé dans ces savants écrits. Nous avons pu offrir d'autres exemples des mêmes études dans les Réflexions pieuses sur quelques passages de l'Écriture sainte , qui ont été recueillies par Louis Racine, et dans les extraits des livres saints rassemblés sous le titre de Port - Rojal et Filles de V Enfance (voyez le même tome V, p. 201 et suivantes, et p. 212 et suivantes).

Mais ces différentes notes, écrites sur des feuillets volants, ne sont-elles pas une faible partie seulement de celles que Racine avait recueillies sur la Bible ^ et qu'il avait très-probablement écrites sur les marges de plus d'un exemplaire des livres sacrés, ayant toujours eu l'habitude de ces annotations marginales ? Nos recherches de ce côté n'ont pas été aussi fructueuses qu'il nous semblait permis de l'espérer : ce qu'on peut attribuer à la difficulté de retrouver les volumes d'une bibliothèque dispersée. Quoi qu'il en soit, il est naturel de supposer que la bibliothèque de Racine était très-riche en éditions diverses des livres saints et des commentaires dont ils ont été l'objet. En voici quelquesunes que nous savons lui avoir appartenu.

Dans la Notice de livres contenant des notes manuscrites de Jean Racine et de ses deux fils^ Jean-Baptiste et Louis Racine on mentionne un Nouveau Testament en grec [Novum Testamentum ex Bibliotheca regia. Lutetise, ex officina Rob. Stephani, typis regiis, l549» maroquin noir, filets, doré sur

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