‹ Œuvres; (volume 3)Chapitre 161 sur 394 · I. Cette note se rapporte à la strophe vers i-ï · texte numérisé non relu

I. Cette note se rapporte à la strophe vers i-ï

PINDARE

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Vers i3i et iSa. Ses vers sont une colonne plus blanche que le marbre de Paros.

Vers i33. ('0 x.pu<îoç l<^6[X£Voç.) L'or dans le feu.

Vers i35-i38. L'hymne égale un vainqueur aux rois.

Vers 143. (KopivOi'oiç Gzkvmq.) L'apy* étoit la couronne des jeux Isthmiques.

Vers 148. On chante mieux ce qu'on a vu.

Vers i53-i56. Poëte ou orateur invincible. — Doux à ses amis, terrible à ses ennemis.

NEMÉENNE V.

Vers 3o et 3i. La vérité n'est pas toujours bonne à dire.

Vers 48-56. Hippolyte, femme d'Acaste, voulut persuader Pélée de coucher avec elle; et étant refusée, elle l'accusa auprès de son mari de l'avoir voulu violer.

NÉMÉENNE VIII.

Vers 60-62. Vie dans l'innocence, et bonne renommée après sa moit^.

1. Racine a ainsi francisé le nom latin apiutn., sorte de persil (en grec oLiziov, mot synonyme de uélivov ou ayant un sens très-voisin). Le vrai correspondant français à^apium est ache.

2. Celles des odes de Pindare qui sont ici omises n'ont pas été annotées par Racine. Il s'est contenté d'y souligner çà et là des passages. Dans les IstJimiques^ quelques vers de l'ode 11 ont été marqués d'accolades au crayon ronge; les autres n'ont gardé aucune trace de l'étude que Racine en a pu faire.

ESCHYLE

Un intérêt particulier s'attache aux notes de Racine sur les tragiques grecs, à quelque temps de sa vie qu'on les rapporte, soit à celui où, s'inspirant si souvent de ces grands modèles, il pratiquait leur art sur la scène française, soit à celui où sa jeunesse ne faisait encore que se préparer à cet art par de fortes études. La question de date n'est pas tout à fait indifférente ; mais nous avons déjà dit que, pour la plupart des volumes annotés, elle ne nous paraît pas pouvoir être résolue avec certitude. Si l'on fait attention toutefois que les exemplaires des tragiques grecs qui ont à la marge des notes de Racine rédigées en français ne nous offrent pas dans ces notes les mêmes archaïsmes d'expressions et d'orthographe que les Remarques manuscrites qui sont du temps d'Uzès; que, par exemple, Racine y écrit toujours trouver et non treuver, Ménélas et non Menelaus^ ne regardera- t-on pas comme probable que ces annotations marginales sont des années où le poète produisait ses premières œuvres théâtrales? Nous disons les premières, parce que l'écriture semble être encore celle de sa jeunesse.

Des poètes tragiques de la Grèce, Eschyle est celui que Racine paraît avoir le moins étudié, peut-être celui qu'il goûtait le moins. S'il en était ainsi, on n'aurait pas le droit de s'en étonner. Longtemps le génie du vieux poète, moins régulier, plus naïf et plus audacieux dans son inexpérience, que celui de ses successeurs, a dérouté, dans nos âges modernes, et plutôt étonné que satisfait les plus grands et les plus pénétrants esprits. Dans la seule pièce où Racine ait fait choix d'un sujet qu'Eschyle avait lui-même traité, il a mieux aimé suivre les traces d'Euripide, de Stace, et surtout celles de Rotrou, que celles du plus ancien de ses devanciers; et l'on n'est pas bien sûr que, dans sa Thébaïde, il ait emprunté à celui-ci une seule expression poétique. 11 n'en est pas moins intéressant de constater que, dans le cercle très-étendu de ses études sur la poésie grecque , une lecture attentive d'Eschyle avait trouvé place. Racine, avec tout son siècle sans doute, pouvait le regarder comme un génie inculte, dont les productions marquaient l'enfance de l'art ; mais il avait trop bien le sentiment de la grande poésie pour n'être pas au moins frappé de tant de traits sublimes, de grandes pensées et de magnifiques images. Quoiqu'il ne l'ait pas imité, Eschyle est donc un des poètes dont il s'est nourri, et sans doute avec profit. Ne le rayons pas entièrement de la liste de ses maîtres.

Le Quérard (voyez ci-dessus, p. 171) cite deux Eschyle annotés par Racine, à savoir un exemplaire de l'édition de Stanley {i663), et un exemplaire de l'édition de i552, imprimée à Paris. Nous avons vu l'un et l'autre, et nous allons rendre compte de l'annotation qu'on y trouve.

Nous serons très-bref sur l'édition de iSSa. En voici le titre : kitsy^ùloi) Tlpo/x'xideùç iea/JLÛTYiq, 'ETrrà èjcl ©vj^as..., etc. ParisiiSj ex ofjicina Adriani

ESCHYLE

Turnebi.... M.D.LII. lypis regiis (in-8°). L'exemplaire annoté par Racine appartient aujourd'hui à Mgr le duc d'Aumale, qui a bien voulu nous en permettre l'examen. Les marges de deux tragédies seulement, celles de Prométhée et celles des Sept chefs, sont couvertes de notes de la main de notre poète. Ces notes sont toutes explicatives, toutes en grec. De ces gloses, souvent assez développées, que Racine avait très -vraisemblablement empruntées pour la plupart aux anciennes scolies, nous n'avons rien à transcrire ici. Nous devons nous contenter d'y faire remarquer une preuve de plus de son application sérieuse à l'étude de la langue grecque. Placer la date d'un travail de ce genre à une époque très-voisine des leçons de Port-Royal nous parait une conjecture très-probable.

C'est évidemment un peu plus tard que Racine a annoté V Eschyle de Stanley, cette édition étant de i663. A supposer même qu'il ait travaillé sur ce texte au moment où la publication en était toute récente, il venait d'entrer déjà dans la carrière du théâtre.

L'exemplaire de i663 sur lequel on trouve des notes de Racine est à la Bibliothèque de Toulouse. C'est un in-folio de 886 pages, relié en veau, avec plats dorés. Il a pour titre : Muy^ùloij Tpoc.yuâia.i émtk. JEschyli Tragœdiss septem, cum scholiis grsecis omnibus^ deperditorum dramatum fragmeiitiSy versione et commentario Thomse Stanleii. Londini..,. M DC LXIII. Au-dessus du mot Londini est la signature de Racine. La tragédie des Choéphores a seule des annotations; elles ne vont pas plus loin que le vei's 623, avec une interruption commençant au vers i49' M. Félix Ravaisson les a transcrites en 1841, et cette transcription a été insérée dans la Nouvelle Revue encyclppédique, livràison d'octobre 1846. M. Gail les avait précédemment publiées en 18 19, avec quelques différences fort légères, dans le tome TI du journal le Philologue, p. 118-121. Une copie des mêmes annotations que M. Dulaurier a bien voulu nous communiquer est conforme à celle qu'avait donnée M. Ravaisson, dont le nom suffisait d'ailleurs pour g;irantir l'exactitude des notes qu'il avait recueillies. On trouve cà et là toutefois quelques mots que M. Ravaisson avait omis, peut-être à dessein, à cause de leur peu d'importance, et que nous devons à la transcription de M, Dulaurier, qui nous a communiqué également les notes, sur les deux autres tragiques grecs, écrites par Racine sur des volumes appartenant à la Bibliothèque de Toulouse.

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