‹ Œuvres; (volume 3)Chapitre 175 sur 394 · Voilà les saints qui ne sont fias martyrs · texte numérisé non relu

Voilà les saints qui ne sont fias martyrs

3. P«.acine, comme à la page précédente, applique à la société moderne et chrétienne les pensées de Platon.

PLATON

crate sur ce paradoxe. Quels sont ces philosophes. — Adresse des amants à excuser les défauts de ce qu'ils aiment'.

Page 423. (Xdtpiv. Tl B', 8' lyco — de, Ixavo p.6vov pXsTcco.) Il en est de même de ceux qui aiment le vin et les honneurs. — Le philosophe aime toute la sagesse et non une partie. — Amateurs de musique. ïls semblent avoir loué leurs oreilles aux musiciens. — Différence de celui qui aime le souverain beau, ou de celui qui n'aime que des espèces du beau. L'un veille, l'autre songe. — Opinion tient le milieu entre la science et l'ignorance, — {^u bas de la page.) Gens qui aiment le monde, 91X680^01; gens qui aiment Dieu, ipiXéaocpoi. Les premiers aiment les fantômes, et les autres ce qui est.

— Ainsi ceux qui n'aiment que les espèces du beau, du bon et du juste, sont otXoBo^oi, aimant les opinions; mais ceux qui aiment le beau même, le bon et le juste, sont cpiX6jocpoi.

Pajje 424- (^'"' ^i*"^ {E,n tête de la page.) Science, opinion, ignorance : l'une, de ce qui est véritablement; l'autre, de ce qui est entre l'être et le néant; et l'ignorance est pour ce qui n'est pas.

— [A la marge.) Jeu d'enfants : Vir non vir percusserat lapide non lapide.^ i. pumice, avcm non avem.^ i. vespertilionem.

Livre VI, page 425. (Ot {J.èv 5y] çiXdao'foi — - 'E;iiXv^a[jLova apa "^'^^(^yiv ev xolX^.) (En tête de la page.) Le philosophe n'aime que ce qui est toujours, et ne peut faire cas des choses qui passent et ne subsistent point. — {A la marge.) Philosophes sont ceux qui s'attachent à ce qui est toujours le même. Les autres ceux qui errent après les choses qui changent. — Ces derniers incapables de bien gouverner. Us n'ont aucun modèle fixe et assuré. — L'amateur de la sagesse aime tout ce qui appartient à la sagesse; entre autres, la vérité. — Il embrasse tout ce qui est, tous les temps : peutH donc compter la vie ou la mort pour quelque chose? — Il faut qu'il ait de la mémoire : sans cela pourroit-il aimer l'étude ?

Page 426. ('Ixavôjç ©iXococpoiç — lav te TuXoiaioç.) {En tête de la page.) Belle image de ce qui se passe dans les républiques. Vaisseau où tous les matelots veulent gouverner, et se battent à qui prendra en main le timon, n'ayant nulle connoissance de la mer, et persuadés même qu'il n'est pas besoin d'en avoir. — {A la marge.) Abîmante. On ne peut répondre aux inductions de Socrate; et on se trouve à la fin réduit au silence, mais point convaincu. — Qu'y a-t-il de plus inutile à un Etat que ceux qu'on appelle philosophes?

— Socrate en convient et en donne la raison. Il compare ce qui se passe dans les républiques à un vaisseau où tous les matelots veu-

I . Dans ce dernier passage, sur le mot //£>a7;^^/wpoyç, au lieu duquel, dans les éditions plus récentes, on lit ^sjlip^^iwpouç, Racine a fait cette note : «Lucr. {Lucrèce, livre IV, vers 1 1 56) dit y.eXixpooç. »

LIVRES ANNOTÉS

lent gouverner, sans savoir un mot de la marine. L'inutilité des sages vient de ceux qui ne veulent pas les employer. Iront-ils aux portes des riches les prier de se laisser gouverner par eux?

Page 427. ('Edcv te Tcevrj; — 0ewv tu/t]. ''H xat aii.) N'est-ce pas au malade à prier le médecin de le traiter? — Le décri de la dévotion vient des faux dévots*. — La première qualité d'un philosophe, c'est d'être vrai. — Il est passionné pour ce qui est, et n'a point de repos qu'il ne l'ait trouvé. — Chœur qui suit la vérité. — Les ames propres à la philosophie sont rares. — Plus une ame est élevée, plus elle est dangereuse quand elle vient à se dépraver. — Les grands crimes supposent une âme hardie.

Page 428. {'My^l waTUsp 01 tcoXXoI — xt^fxTCTrjTat xai ?X/r]Tai.) {En tête de la page.) Combien la fréquentation du monde est dangereuse. — On appelle sages ceux qui étudient les inclinations du monde et qui s'y conforment. — C'est un grand animal à qui il faut parler sa langue. — {A la marge.) Fréquentation du monde combien dangereuse. — Tout respire dans le monde les maximes du monde : les tribunaux, les théâtres. — Dieu seul peut empêcher que la vertu ne s'y corrompe — Le monde est un grand animal qui rue et qui s'effarouche quand on ne lui parle pas sa langue. — Chacun apprend donc cette langue [j.£yàXou Ço')ou. Les poètes, les musiciens parlent tous cette langue. — Le philosophe même s'y corrompra, s'il s'y laisse engager; et il deviendra pire que les autres.

Livre IX ^, page 4^7. (Où/ouv oûtoç yf^vexat — xai TuafStov xa\ -yuvai/.dç.) Intérieur d'un tyran. — Un tyran est comme un maître qui vivroit dans un désert avec quantité de ses esclaves.

Page 458. (Mr] aTréXotvxo utïo tGjv oixstGjv; — T/iV tou -tfjiàaôat.) Le tyran est au fond de son palais, comme dans un cachot. — Plein de frayeurs, de tourments et de déplaisirs. V. Tacit. i — 6. Ann. ^.

Page 459. (TIBovr]V — ;rauXav X67rr]ç sTvai.) {En tête de la page.) C'est au philosophe à juger, et de son bonheur et de celui des autres.

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