‹ Œuvres; (volume 3)Chapitre 181 sur 394 · Parlement, c'est-à-dire conférence y conseil de guerre · texte numérisé non relu

Parlement, c'est-à-dire conférence y conseil de guerre

PLUTARQUE

on vient aux grandes. — Peuple romain maître du monde et soumis à la vertu, — Acheter les prospérite's par l'argent, et non rechercher l'argent dans les prospe'rités. — Montrer de la gaieté à ses soldats. — Dieu n'exauce point les prières des injustes. — Les ennemis ont compassion des hommes courageux, lorsqu'ils sont yaincus; mais les lâches passent pour des infâmes, quoique vainqueurs. — Les prospérités font craindre les adversités. — On connoit la vertu d'un capitaine lorsqu'il gaigne de grandes victoires avec de mauvais soldats. — Laisser le jugement des capitaines à ceux qui connoissent la guerre. — Les prospérités sont toujours mêlées de quelque adversité. — Être généreux contre les hommes et contre la fortune.

Vie de Timolëon. Ne rien faire sans une résolution ferme et constante, et sans j avoir bien songé. — Le repentir rend même les bonnes actions mauvaises. — On supporte plus facilement les malheurs que les injures. — Contre les scrupuleux.

Vie de Serlorius. La fortune ne peut changer les naturels véritablement vertueux. — Barbares sujets à la superstition. — Il faut qu'un prince généreux préfère l'honnêteté à la victoire et à sa propre vie.

Vie d'Einnène. Les adversités font paroître la véritable vertu. — Ne demander la vie à son ennemi.

Vie de Philopœmen. Lire les livres utiles. — Armes bien parées, — Vue des superfluités excite à la volupté, — Ne corrompre les amis et les gens de bien, mais les méchants. — Maladies diminuent avec les forces.

Vie de FlnmiTiiiius . Quitter facilement sa colère et conserver toujours son amour. — Satins dure quant accipere. — - Soldat devant qu'être capitaine. — - Prudence et douceur nécessaires à un capitaine. — Bien user de la victoire. — Ceux qui reçoivent un bienfait sont cause de la louange de ceux qui le leur ont fait. — Être aimé vaut mieux qu'être honoré. — Ne se soucier des Barbares, quoique en grand nombre. — Ne protéger des parents injustes. — Ambition se découvre dans les hommes âgés. — Vieillesse ôte la force, et non les inclinations, — Mort est la fin des changements. — Commander aux lois, quand il le faut. — Plus facile de faire plaisir aux foibles que [de] résister aux puissants.

Vie de Pélopidas. Les maux font mépriser la mort. — Un général d'armée ne doit se hasarder trop. — En quel temps il doit se hasarder. — Joindre ensemble les hommes généreux. — Il faut que les princes sauvent les autres. — Sermtor servati dominus est.

Vie de Marcellus. Suivre la tradition, — Dieu conduit les capitaines. — Courage inhumain des Romains, — Contre ceux qui

LIVRES ANNOTÉS

remplissent leurs' villes de pièces rares et magnifiques. — Finir les guerres plutôt par prudence et douceur que par force. — Il est plus glorieux d'être honoré par les ennemis que par les amis.

Vie d'Alexandre. Contre ceux qui s'amusent à décrire des guerres et des combats par le menu. — Le naturel d'un homme se reconnoît plutôt dans une petite action que dans beaucoup d'autres grandes. — Donner de bons précepteurs aux jeunes rois. — Ne point flatter les rebelleso — Ne croire trop tôt les calomnies. — C'est une chose plus digne d'un roi de surmonter ses passions que de vaincre ses ennemis. — Danger des gens de bien dans la cour, — - Dieu est le père de tous, et adopte pour fils tous les hommes de bien. — C'est une grande consolation d'être vaincu par un prince vertueux. — Ne se soucier du butin dans un combat. — Alexandre ne déroboit point la victoire*^. — L'affection avec laquelle on donne rend le don plus agréable. — Larmes de mère*.

— C'est une chose digne de la grandeur d'un roi, de souffrir qu'on parle mal de lui lorsqu'il fait bien. — Rien d'imprenable à la hardiesse. — Tâcher de se vaincre en bienfaits, et non en forces. — Les rois ne doivent trop s'éloigner du milieu de leur royaume.

Fie de César. Vieillesse donne de l'assurance. Extrema senecta liber. Tacite [Annales., livre XIII., chapitre xlii). — Récompenser bien les vaillants soldats. Ne prendre rien {du butin) pour soi plus que les autres. — Se servir de l'occasion. — On éloigne les gens de bien quand on veut faire quelque mauvais dessein. — Le plus grand bien que César tiroit de sa victoire, étoit de sauver ses ennemis.

Vie d''Agésilas. Ambition excessive dangereuse. — Tromper ses alliés est un crime, et ses ennemis une grande vertu. — Il vaut mieux avoir un bon cheval dans une armée qu'un mauvais homme.

— Ne regarder ses intérêts particuliers en une chose publique. — Quitter tout pour l'utilité de son pays. — N'empêcher ses ennemis de semer. — Rois ne doivent avoir d'amitié particulière. — Ne combattre souvent contre les mêmes ennemis. — Ne faire rien hors de son temps.

Vie de Pompée. Les grands bonheurs sont toujours mêlés de quel-

Page 1