‹ Œuvres; (volume 3)Chapitre 217 sur 394 · PLINE L'ANCIEN · texte numérisé non relu

PLINE L'ANCIEN

Racine, dans ses Remarques sur V Odyssée (voyez ci-dessus, p. 56- 164), a plusieurs fois cité V Histoire naturelle de Pline, Nous avons dit qu'il faisait usage alors de l'édition in-folio de Lyon, i563. Sa signature se trouve aussi sur un exemplaire que possède M, le docteur Desbarreaux-Bernard, de Toulouse, et qui est d'une autre édition. C'est unElzévir de Leyde (i635), en trois petits volumes in-12. Cet exemplaire n'est pas annoté; inais le soin avec lequel il a été lu par Racine est attesté par les corrections qu'il a faites luimême d'un assez grand nombre de fautes typographiques.

Nous avons parlé ailleurs (p. 3 de ce volume) d'Extraits de Pline ^ancien que le cahier des Remarques sur Pindare renferme dans sa première partie, à la suite des Extraits de j^irgile et d'Horace^ et avant les Extraits de Cicéron. Racine a recueilli ces passages de Pline dans la Préface a Vespasien et dans les livres II, III, IV, V et Vil. Il les a accompagnés de quelques notes, dont plusieurs ne sont que des indications sommaires, par exemple, dans la Préface : « Cicéron. — Caton le jeune. — Écrits, — Esprit agissant. — Veilles, — Citer ses auteurs. — Pédant orgueilleux. » Nous remarquons surtout, parmi les passages cités par Racine, celui où Pline parle des Esséniens (livre V, chapitre xvii') : Esseni.... gens sola.... Tarn fœcunda illis aliorum vitse pœnitentia est. Ces Extraits sans doute sont à peu près du temps où Racine traduisait quelques pages de Josèphe et de Philon sur ces mêmes Esséniens (voyez notre tome V, p. 532-558); il devait être alors curieux de tout ce qui avait été anciennement écrit sur ces solitaires.

Nous omettons quelques notes très-brèves; il suffit d'en recueillir un petit nombre qui sont un peu moins sommaires. Racine traduit çà et là des passages , et mêle à ses traductions quelques lambeaux du texte latin.

Livre VII, chapitre 11. Pyrrhus avoit mi pouce, au pied droit, dont l'attouchement guérissoit les malades de rate ; il ne put être brûlé avec le reste de son corps. — 1\ j a. dans l'Inde des arbres si hauts qu'on ne les sauroit passer avec une flèche, et des figues si grosses, ut siib una feu turmse condantur equitum.

Ibidem^ chapitre vu. De l'infirmité humaine. — C'est mie pitié,

I . Racine indique lui-même ce chapitre d'après la division qui est celle des anciennes éditions, notamment de celle de Lyon (i563). Dans les indications de chapitres qu'on trouvera ci-après, nous continuerons à suivre cette même édition.

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