‹ Œuvres; (volume 3)Chapitre 234 sur 394 · LETTRES. — NOTICE · texte numérisé non relu

LETTRES. — NOTICE

vicaire de Pamiers, qui se chargea de faire des recherches \ dans les archives de Bomiac, de Foix et de Pamiers. Ces recherches ne purent faire découvrir la correspondance qu'avait vue Charles-Louis de la Fontaine. Toutefois la réponse de l'abbé Santerre , que depuis la mort a enlevé , ne paraissait pas à M. Rathery exclure toute espérance. Il pouvait donc y avoir lieu à de nouvelles tentatives : regardant comme un devoir pour nous de les faire, nous avons eu recours à l'obligeance d'une personne qui est particulièrement en état d'en assurer le succès. M. Orliac, archiviste du dépar- ; temenl de l'Ariége, avait été mis au courant par M. l'abbé i Santerre de toutes les investigations déjà commencées; à notre ; prière, il a bien voulu les continuer; et quoiqu'elles n'aient, ; jusqu'au jour où nous écrivons cette Notice j amené aucun résultat, il nous promet de ne point se décourager, mais, il faut i l'avouer, sans se flatter beaucoup d'être plus heureux quej M. l'abbé Santerre. i Nous avons peine à croire, pour nous , à la perte irrévocable des cinq cents lettres de Racine. Quelques-unes au moins d'entre elles, et d'autres aussi venues d'autfe part, reparaîtront peut-être quelque jour, soit (nous voudrions bien l'espérer) avant que nous ayons achevé cette édition, soit plus tard. C'est surtout quand il s'agit d'une correspondance qu'on ne peut jamais prétendre avoir donné une édition complète et dé- Imitive,

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t. — d'ajxtoiine le maistre a RACIWE^ ~"

Ce 21 de mars [i656^].

Mon fils, je vous prie de m'envoyer au plus tôt VJpo-

Lettre i (revue sur l'autographe, conservé a la Bibliothèque impériale), — I. On a déjà vu ce billet d'Antoine Arnauld aux pages 2IO et 211 de notre tome I, dans les Mémoires sur la vie de Jeaa Racine; mais à la note i de la page 211, nous avons annoncé que nous en donnerions le texte conforme à l'autographe : il avait été un peu altéré par Louis Racine. L'éditeur de 1807 l'a rétabli exactement.

I 2. Lorsque, en i656, Arnauld, contre qui la Sorbonne préparait ! sa censure, se fut retiré « dans un logis en un quartier de Paris, . . . I M. le Maistre et M. Nicole vinrent aussi s'y renfermer, » dit Fon- ! taine dans ses Mémoires, tome II, p. 112. Ce logis était au faubourg Saint-Marceau, chez M. le Jeune (voyez la Fie de Messire Antoine Arnauld, par Larrière, tome I, p. 164); et c'est de là I que le Maistre écrivit à la Mère Agnès une lettre insérée au Supplé- I ment du Nécrologe de Port-Royal, p. 268, lettre qui donnerait à I croire qu'il ne quitta cette retraite que pour rentrer à Port-Royal. Cependant Louis Racine (Mémoires, p, 210 de notre tome I) dit que le billet adressé en i656 au jeune Racine fut écrit de Bourg- Fontaine, où était une chartreuse, voisine de la Ferté-Milon, qui avait autrefois servi d'asile à quelques-uns des solitaires de Port- Royal, dans les premiers troubles de leur abbaye. Comment Racine aurait-il pu envoyer si loin à M. le Maistre, qui se cachait, tant de gros volumes? Il est permis de douter que Louis Racine parlât d'après de sûres informations.

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logie des saints Pèrcs^ qui est à moi, et (jui est de la I. impressioD. Elle est reliée en veau marbré, in-4. J'ai reçu les cinq volumes de mes Conciles que vous aviez fort bien empaquetés. Je vous en remercie. Mandez-moi si tous mes livres sont au château '^, bien arrangés sur des tablettes, et si tous mes onze volumes de saint Chrys\ [C hrjsostome) y sont, et voyez-les de temps en temps pour les nettoyer. Il faudroit mettre de Feau dans des écuelles de terre où ils sont, afin que « les souris ne les rongent pas. Faites mes recommandatioïis à Mme Racine ^ et à votre bonne tante ^, et suivez leurs conseils en tout. La jeunesse doit toujours se laisser conduire, et tâcher de ne point s'émanciper. Peutêtre que Dieu nous fera revenir où vous êtes. Cependant il faut tâcher de profiter de cette persécution, et de faire qu'elle nous serve à nous détacher du monde, | qui nous paroît si ennemi de la piété. Bonjour, mon] cher fils. Aimez toujours votre papa, comme il vous aime. Écrivez-moi de temps en temps. Envoyez-moi aussi mon Tacite in-folio. j

Suscription : Pour le petit Racine, à Port-Royal.

3. \J Apologie pour les saints Pères de V Église, défenseurs de la grâce de Jésus-Christ , écrite en ï65o par Antoine Arnauld.

4. Le Maistre parle sans doute du recueil qui a pour titre: Con-i cilia generalla et proinncïalia Cologne, i6o5, 5 volumes in-folio, j

5. Au château de Vauraurier, que le duc de Luynes avait fait bâ-; tir près de l'abbaye de Port-Koyal des Champs. l

6. Marie des Moulins, religieuse à Port-Royal, veuve de Jean Ra-i cine, grand -père de notre poëte. Voyez la Notice biographique, p. 2, II, 12 et 55.

7. Agnès de Sainte-Thècle Racine, qui avait fait profession eiij 1648 à Port-Royal. Ne'e au mois d'août 1625, elle mourut eii) mai 1700. Voyez la Notice biographique^ p. 4.

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