I. Vers 39. — 2. Vers 44 et 45. — 3. Racine écrit Égym
REMARQUES
11 dit que la Justice, laquelle est comme l'assistante et la conseillère de Jupiter l'Hospitalier, est réve'rée là plus que partout ailleurs; car ce n'est pas, dit-il, une chose aisëe de garder l'e'quité et la mesure dans une si grande foule de gens*, en parlant du peuple de cette ville ou des étrangers qui y abordoient, voulant dire qu'il est bien difficile, parmi tant d'étrangers , de les contenter tous , et de recevoir chacun selon son mérite. Et il ajoute après :
TsOjjLoç 81 Ttç àGavdcTcov Ka't xdcvô' àXupxéa jthpav IlavToBaTrotaiv uTiéaraas ^sfvotç Kfova SatfjLovfav.
C'a été un arrêt des Dieux que ce pays fût tout environné de la mer, afin que ce fût le refuge et comme la colonne de tous les étrangers, de quelque pays qu'ils fussent. Puissentils jamais ne se lasser d'une si belle pratique !
TouTO Tcpdcaacov [Arj xa{ji.oi •
TepTîvbv 8' sv àvOp(i>;ioii; l'aov è'aasTai ou8év.
Il n'y a rien qui plaise également à tout le monde. Les uns aiment une chose, les autres une autre. Si on loue deux personnes également, il y en aura quelqu'un^ de jaloux. Aussi, si je loue Milésias, je crains, dit-il,
M^J ^aXhoi [AS XlQbi Tpa/^sf cp06voç ,
je crains que l'envie ne me jette des pierres.
Koucp6T£pai yàp ccTceipc^xiov cpplvsç.
J^es gens sans expérience sont d'ordinaire foibles et légers d'esprit. Il dit cela au sujet de Milésias, qui étoit le maître de ces deux jeunes athlètes, et qui lui-même avoit souvent com-
1 . Racine a suivi le sens que donne une des scolies publiées dans l'édition de iSgg.
2. Nous avons déjà plusieurs fois fait remarquer cet emploi du masculin après le mot personne. Voyez le Lexique.
battu. Celui, dit-il, qui sait* les choses par expe'rience est plus capable de montrer aux autres :
Aiôa^aoGai Bl toi, Ei86tt paixspov. "Ayvw- [jLov 51 xo {j.rj 7rpo|ji.a6£tv.
C'est une chose ridicule d'enseigner sans avoir appris; mais celui-ci peut enseigner beaucoup mieux que personne comment il faut vaincre ; et on peut dire qu'il a vaincu en Alcimédon, puisque la gloire du disciple rejaillit^ sur le maître; cet Alcime'don, qui a vaincu quatre jeunes hommes, et qui les a fait retourner avec honte et n'osant pas seulement ouvrir la bouche, mais se tenant clos et couverts, et cherchant des chemins détourne's, comme font les vaincus.
'^Oi foyjx \xh ôa((i.ovo;, avoplaç ô' oux à[jL7T;Xaxà>v, 'Ev TETpaai Tzalhoiv aj^sOr^xaTo "^^jIoiç N6aT0V è')(6iaTov, xoà aTip-oiepav rXojTTav, xai iTifxpuoov oÎ{ji.ov.
Il e'toit, dit-il, favorisé des Dieux ; mais il n'étoit pas privé de force et de courage.
Sa victoire a donné à son père une joie de père', et une nouvelle force pour résister à la vieillesse :
Tî^paoç avxfrcaXov.
AfSa TOI XdcôsTat, 'App.eva TTpd^aç (Jvv^p.
Il revient à Alcimédon. Un homme, dit-il, qui fait de belles actions ne songe point à la mort et ne s'en soucie point. Cela me fait souvenir des Blepsiades, ses ancêtres, dont il faut que je recueille la mémoire; car voilà la sixième victoire