E Doralice ringrazio il pastore
Che nel suo albergo le avéa fatto onore.
« Et Doralice remercia le berger qui dans son logis lui avait fait honneur. » {Orlando furioso^ chant XIV, stance lxiii.)
LETTRES
~ r heure me presse, et je dois songer que ma lettre est peut-être la i5 ou 16" de celles que vous en recevrez avec elle. Je suppose que vous aurez réponse de tous ceux à qui vous avez écrit. Je ne quittai hier an soir Mlle Lucrèce qu'après qu'elle se fut engagée de parole à le faire, et je lui exposai la commission que vous m'avez donnée d'y tenir la main. Elle voulut me gaigner afin que je ne lui fusse pas si sévère ; mais je lui ai dit que j'étois trop ennemi des traîtres pour en devenir un, et qu'il falloit qu'elle vous écrivît ou qu'elle me vît toujours à ses talons pour la presser inexorablement de s'acquitter envers vous. Je me suis acquitté de même des autres commissions. M. du Chesne^^ est votre serviteur, et M. d'Houy est ivre^^, tant je lui ai fait boire de santés, et moi je suis tout à vous.
Suscriptioti : A Monsieur Monsieur l'abbé le Vasseur, à Bourbon ^^ (Deux cachets bruns : J. RAC, avec une soie amarante.)
2 1 . C'était un cousin germain de Racine, fils d'Antoine du Chesne, que nous trouvons, dans un acte, qualifié « bourgeois de Soissons », et d'Anne Sconin. Voyez ci-dessus, p. 875, la note 2 de la lettre 3. Nous pensons qu'il s'agit ici, non de l'oncle de Racine, mais de son cousin, parce que nous verrons dans la lettre 12, p. 409, quecelui-ci quittait Paris pour retourner à la Ferté-Milon , trois mois environ plus tard.
22. Racine avait commencé par écrire : «c est ivre des santés que je...; » puis il a effacé ces quatre derniers mots.
23. Le Vasseur était alors aux eaux de Bourbon, près de Moulins.
LETTRES