‹ Œuvres; (volume 3)Chapitre 256 sur 394 · Dans l'original, est au-dessus de effacé · texte numérisé non relu

Dans l'original, est au-dessus de effacé

8. Nous ne connaissons de ce temps que V Eplgrammatum delectus (i volume in- 12, Paris, chez Savreux, lôSp), que l'on devait à Nicole; mais il ne donne que des épigrammes latines.

9. Ce M. de Villers est encore nommé au commencement d'ime autre lettre de Racine à le Vasseur (voyez ci-après, p. Soa). Ce second passage pourrait donner à penser qu'il était en relation d'affaires avec le duc de Luynes.

LETTRES, 4o5 r I . — Di: IIAGIINE A l'abbé LE VASSEUR.

[Juin 1 66 1 n .

cette langue ^ que l'on conserve encore dans la Moscovie. Mais il ne songe pas que j'ai voulu ^ pourvoir à son établissement sur toutes choses, que j'ai fait un beau plan de tout ce qu'il doit faire, et que ses actions étant bien réglées, il lui sera aisé après cela de dire de belles choses. Car M. l'Avocat me le disoit encore ce 1 matin, en me donnant votre lettre : il faut du solide, et un honnête homme ne doit faire le métier de poëte que quand il a fait un bon fondement pour toute sa vie, et qu'il se peut dire honnête homme à juste titre. C'est 1 donc l'avis que j'ai donné à Ovide, ou, pour parler plus ! humainement (car ce langage sent un peu trop le j poëte) , j'ai fait, refait et mis enfin dans sa dernière perfection tout mon dessein. J'y ai fait entrer tout ce

Lettre ii (revue sur l'autographe, conservé à la Bibliothèque impériale). — i. Ce fragment de lettre, qui manque dans le recueil de Louis Racine, est naturellement sans date, le commencement n'en ayant pas été conservé; mais ce qui y est dit des événements qui venaient de se passer à Port-Royal donne la date approximative que nous avons proposée, à l'exemple des précédents éditeurs.

a. Racine travaillait alors à une pièce où il mettait Ovide en scène, et dont les vers étaient à peine commencés. Si nous entendons bien la phrase incomplète par laquelle débute ce fragment, l'idée qu'elle termine est une objection qu'il suppose lui être adressée par le poëte latin lui-même, inquiet de la façon dont le jeune auteur le ferait parler. Ovide demandait sans doute si on n'allait pas mettre dans sa bouche cette langue barbare des Scythes dont il avait horreur, cette langue que ron conserve encore dans la Moscovie. Racine répond, pour le rassurer, qu'il n'a encore donné ses soins qu'au plan de sa comédie, et qu'il tâchera ensuite de ne pas faire parler U' héros de sa pièce d'une manière trop indigne de lui.

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