Racine a écrit : « qui s'en fait à croire
LETTRES
Si je pouvois vous envoyer des roses nouvelles et des ~ pois verts, je vous en envoyerois en abondance; car nous en avons beaucoup ici. Le printemps est déjà fort avancé. Nous avons vu ici Mme de Luines dans le récit du Ballet ^, et je ne doute point que vous ne Fy ayez vue^ paroître dans tout son éclat. Je crois que tout le monde se porte bien maintenant chez M. le Mazier^; car mon cousin ne m'en mande plus de nouvelles, et j'aime mieux qu'il ne m'en mande point, que de m'en mander de fâcheuses. Je prendrai la liberté de les assurer tous ici de mes très-humbles obéissances, qui vous sont particulièrement dévouées, comme à la personne du monde que j'honore avec plus de passion.
Suscription : A Mademoiselle Mademoiselle Vitart, à Paris. (Deux cachets rouges, avec une soie amarante. Les cachets ont un écusson portant deux étoiles au chef, trois barres horizontales et une étoile en bas.)
6. Ce ballet n'est pas, comme Ta cru l'éditeur de 1807, celui des Saisons, dont il a été question dans la lettre à l'abbé le Vasseur du 3 février 1662, p. 445. Lorsque celui-ci fut dansé à Fontainebleau, Mlle de Montbazon n'était pas encore duchesse de Luynes. Racine parle évidemment du Ballet royal d' Hercule amoureux^ dansé pour la
j première fois à Paris le 7 février 1662. Le récit de ce ballet est peut- |. être celui qu'on trouve dans la Gazette du 11 février 1662, p. 147 i et 148, et où la duchesse de Luynes est nommée, ha. Gazette donne I au ballet le titre de Mariage d' Hercule avec la Beauté; il a celui Hercule amoureux dans les OEuvres de Monsieur de Bensserade^ tome II, où sont à la page 259 les f^ers pour la duchesse de Luynes.