Les témoins] étant signés (ayant signé
8. Huault de Bernay, famille très-ancienne dans la magistrature de Paris, et actuellement éteinte. {Note de P édition de 1807.)
9. Les précédents éditeurs ont mis : <c se désisteroient. » Mais se n'est point dans le manuscrit, et ce n'est pas un lapsus. Voyez le
LETTRES
dit, fut bien fin, car il leur dit : «t Remboursez-moi, et je "TëeT vous laisse le titre. » Son frère est assez scandalisé de cette conduite. Excusez si je vous importune tant : vous y êtes assez accoutumé.
Je ne saurois écrire à personne aujourd'hui, j'ai l'esprit trop embarrassé, et je suis en état de ne parler que de procès. Cela scandaliseroit peut-être ceux à qui j'ai accoutumé d'écrire. Tout le monde n'a pas la patience que vous avez pour souffrir mes folies : outre que mon oncle est au lit, et je lui suis fort assidu. Il vous baise les mains de tout son cœur, et vous remettroit tous ses intérêts plus sûrement et plus volontiers qu'entre les mains de son frère. Il est tout à fait bon, je vous assure, et je crois que c'est le seul de sa famille^* qui a l'àme tendre et généreuse; car ce sont tous de francs rustes ôtez le père, qui en tient pourtant sa part. Je n'en dirois pas tant, n'étoit la colère où je suis du vilain tour qu'ils vous ont joué. Je n'en ai encore osé parler à mon oncle : cela viendra dans son temps. Acquittez-moi envers Mlle Vitart et toute votre famille et la sienne. Je lui écrirai, et à Monsieur l'Abbé, lorsque j'aurai quelque intervalle un peu plus enjoué. J'écrirai en même temps à ma mère : je vois bien qu'elle est tout à fait inquiétée de la pièce qu'on vous a faite à mon sujet ; j'en suis au
Lexique. — Louis Racine a fort abrégé cette lettre et retranclié tout ce morceau. Voyez la note suivante.
10. Tout ce qui suit, jusqu'à la fin de la lettre, a non-seulement été fort altéré par ceux de nos devanciers qui l'ont donné, mais aussi mis par la plupart d'entre eux hors de sa place. Louis Racine l'a réuni, en l'abrégeant beaucoup, à la lettre du juillet i66a (notre lettre 36), et M. Aimé-Martin l'a donné à part, comme un fragment de date incertaine.
11. Louis Racine, et les éditeurs qui sont venus après lui, ont substitué de sa communauté à de sa famille.
12. Racine a écrit rustes^ et non /«.ç^/tj. Voyez ci-dessus, p. 187, note 2.
LETTRES
désespoir sitôt que j'y songe ; et je vous puis protester que je ne suis pas ardent pour les bénéfices, mais que je n'en souhaite que pour payer au moins quelque méchante partie de tout ce que je vous dois. Je meurs d'envie de voir vos deux infantes; et je salue M. Houy de tout mon cœur.