‹ Œuvres; (volume 3)Chapitre 33 sur 394 · VAINQUEUR A LA LONGUE COURSE · texte numérisé non relu

VAINQUEUR A LA LONGUE COURSE

Il invoque la Fortune, qu'il appelle fille de Jupiter Libérateur, afin qu'elle prenne sous sa protection la ville d'Himère.

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11 compare nos espérances aux navires qui coupent des apparences trompeuses comme des flots, tantôt en haut et tantôt en bas; et cette comparaison est parfaitement bien exprimée.

SufxêoXov 8' o^Tzoi T'.ç e7ri)(9ov(tov

Iliatov, dc[i.cp\ :rpa^ioç ea-

co[JL£vaç, supsv 0£(59£V.

Twv Sè [j.£)>X6vi:o>v xsTucpXfovtat ippdtoat.

C'estce qu Horace a rendu en ces paroles, liv. III, o<^exxix^ :

Prudens futuri temporis exitum Caligïnosa nocte premît Deus ; Rldetque si mortalis ultra F as trépidât....

Pindare poursuit cette matière et ajoute :

IloXXà 8' àvOpcLTtoiç Tcapà YVt^){ji.av £7C£a£V, "E[ji7:aXiv T£p(|*ioç. Ot 8'' àvtapaîç 'AvTixupaavT£ç ^àXatç, 'EaXbv (3aGu Tr^j^xaio? h (jlcxpw 7i:£Bdt[ji.£n^av XP'^^V-

Horace, liv. I, oJe xxxiv^:

.... Valet ima summis Mutare, et insïgnem atténuât Deus^ Obscur a promens. Hinc apicem rapax Fortuna cum stridore acuto SustuUt ; hic posuisse gaudet.

Pindare dit tout cela au sujet d'Ergotélès, qui, ayant été banni de Candie , son pays , durant des troubles, s'étoit venu habituer à Himère, et avoit remporté le prix des jeux olympiques. Aussi il ajoute, en s'adressant à lui, que s'il Mt demeuré toujours en son logis, comme un coq qui ne se bat que sur son fumier, il n'auroit rien fait d'illustre, et la gloire de ses pieds, c'est-à-dire sa vitesse, se fût flétrie.

Ytè <[>i.Xdcvopoç, y\xoi xa\ xzà x£V, 'Ev8o[j.^)(aç at' d(X£/.Ttop,

T, Vers 29-32. — 2. Vers 12-16.

J. KaCINE. VI

REMARQUES

Kwalaç à'[j.£pa£ Tidcxpaç.

Au lieu qu'à présent, ayant vaincu aux jeux olympiques et aux autres jeux, vous avez honore' Himère , où sont les bains des Nymphes, et y vivez comme en votre propre pays.

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