‹ Œuvres; (volume 3)Chapitre 34 sur 394 · VAINQUEUR A LA COURSE DU CHARIOT ET AUX CINQ JEUX · texte numérisé non relu

VAINQUEUR A LA COURSE DU CHARIOT ET AUX CINQ JEUX

Il appelle Corinthe dY);ao>coupov, c'est-à-dire pleine de belles filles ou de beaux garçons ; il dit que la police y règne.

'Ev Ta8s 8' * E5vo[jL(a vafsi, xaafyvr)-

'Aa^a).?]? Afxa, xa\ ojaq- TpoTCOç E?pc^va, xap-fai 'AvBpdcat TiXoiitou, )(pua£ai IlatSsç £{)6ouXou 0i[j.iToç.

'EeaovTi 8^ axé^£iv "rspiv, K6pou

Matépa 6paau[ji.u0ov.

Ce n'est pas l'Insolence qui est mère de la Saturité ^ , mais la Saturité qui est mère de l'Insolence. Homère* :

TfxT£i TOI K6poç ^ïêpiv, 8tav xaxw SXSoç Itcoixo.

1. Racine a écrit Iv tSô', au lieu de h taSs h\ que donne l'édition de i5g9, comme toutes celles qui n'ont pas iv Ta ydcp.

2. Injuriam Saturitatls matrem^ dit la traduction latine de l'édition de iSgg. C'est ce mot Saturitas qui a suggéré à Racine celui de Saturité, au lieu de Satiété. La remarque par laquelle il redresse la parole de Pindare est empruntée à une scolie, où le vers T{xT£t TOI Kopoç.... est également cité.

3. C'est sur la foi du scoliaste que Racine attribue ce vers à Homère; mais il est de Théognis. C'est le vers 53 dans les Sentences

SUR LES OLYMPIQUES DE PINDARE. 5i

C'est-à-dire que ces deux filles de Thémis , la Justice et la Paix, bannissent l'Insolence, mère, ou plutôt fille de la Saturité*.

Il dit cela au sujet des Corinthiens qui ne démentoient point leur bon naturel, ou il s'entend lui-même , disant que c'est son naturel de louer les excellents hommes.

HoXXà 8' Iv Kapo^atç (^vSpSv ?6aXov

)(ata ao<p(a[J!.a6'. '''A;:av sup^vtoç spyov.

Le temps a mis au jour beaucoup de belles inventions des anciens; mais quoiqu'elles soient maintenant communes, toutefois la gloire en appartient aux inventeurs. Les Corinthiens avoient trouvé les poids, les mesures , et beaucoup d'autres choses. Pindare dit ici que ce sont eux qui ont inventé les danses en rond, qu'il appelle dithyrambes. Il dit qu'ils ont aussi trouvé l'art de brider les chevaux et de les conduire, et d'avoir mis les premiers un double aigle ^ dans les temples des Dieux. Il dit aussi que les sciences et l'art militaire y fleurissent :

'Ev 0£ Mota' àou;rvooç, 'Ev 8' "Apriç dcvGetvIwv

11 invoque Jupiter, afin qu'il soit favorable à ses hymnes et aux louanges de Xénophon, lequel a vaincu et a remporté les cinq prix : ce qui n' étoit jamais arrivé à un homme seul.

Gvaxbç o^'t^w Tiç :rp6T£pov.

de ce poëte (Theognldis Megarensis Sententlss. Paris'iîs^ M. D. LXXIX^ Apud Joantiem Bcne-natum) .

1. Racine a écrit : (( fille de l'Oisiveté. » Mais ce ne peut être qu'un lapsus. Son intention a été sans doute de répéter le mot Saturité.

2. Dans l'édition de M. Aimé-Martin, on a imprimé aide^ au lieu d'aigle.

REMARQUES

Il raconte le grand nombre de ses autres victoires, et dit à la fin qu'il est aussi malaisé de les compter toutes que de compter le gravier de la mer. Cette hyperbole est démesurée. Aussi il ajoute que la médiocrité est une bonne chose, et qu'il est bon de la connoitre et de la suivre partout , c'est-à-dire qu'il n'en veut pas dire davantage.

"Etzzxixi 0 ev s/dcj-uw piipov. Noî]aai ôl xaipbç apioroç.

Il se jette sur les louanges de Corinthe et de ses anciens habitants, comme de Sisyphe, qu'il appelle adroit comme un dieu, de Médée, et de Bellérophon, qui, voulant monter le cheval Pégase, n'en pouvoit venir à bout, jusqu'à ce que Pallas lui en donna en dormant une bride, qu'il appelle cpiXxpov îtittêTov*, laquelle étoit d'or, Sapt-aaicppova -/^pocrov.

Car les Dieux rendent aisé ce qui paroissoit hors d'espérance :

IlXripot Se Gswv 8uvap.iç xa\ xàv Tiap op/ov licà Tiapà ïkTzi^a. xo6cpav xTi'aiv y'.

En effet, le généreux Bellérophon ayant mis cette bride à la bouche du cheval ailé, il sauta dessus tout armé, et lui faisoit faire la volte; et il alla dessus faire la guerre aux Amazones, à la Chimère et aux Solymes. Je ne dirai rien de sa mort, et cela sans doute à cause qu'elle n'étoit pas glorieuse pour Bellérophon, qui tomba de dessus le cheval Pégase, et se rompit la cuisse.

Horace dit, ode xi, liv, IV ^ :

Terret amhustus Phaeton avaras Spes ; et exemplum grave prsebet aies Pegasus^ terrenum equitem gravatus

Belleropliontem ; Semper ut te dlgna sequare. . . .

Homère décrit bien au long l'histoire de Bellérophon, au [livre] VI. de Y Iliade^ ^ en la personne de son petit-fils Glaucus,

1. Ce mot est accentué semblablem ent dans l'édition de iSgg.

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