‹ Œuvres; (volume 3)Chapitre 52 sur 394 · SUR I / O I) V S S !-: E ! ) MO M È R K · texte numérisé non relu

SUR I / O I) V S S !-: E ! ) MO M È R K

(|ii;iiid il seroi.t. cinq ;ms <>iilipi'S n fiT p;U'lf'i- roiij. .ms, il n. poiiri'oit pas tout dire. Il lui raconte ce C|ui se passa au retour des Grecs, et comme ils se séparèrent les uns des autres. C'est là le caractère qu'Homère donne à Nestor, de parler beaucoup, et de rapjîorter des histoires de son vieux tem])s. Nous voyons dans Y Iliade que, quand il y a quelque différend, Nestor se produit toujours, et leur dit qu'ils se taisent tous, et qu'il est plus expérimenté qu'eux : aussi avoit-il vu trois siècles. Homère a pratiqué encore cela dans quelques autres vieillards, comme dans Phénix, au [livre] 9. de Y Iliade; dans le fermier d'Ulysse, à la lin de Y Odyssée^ etc. Nestor dit que jamais ils ne furent d'avis différents, lui et Ulysse :

"Ev6' rjxoi sYwç [J.SV syw xa\ Bîoç 'OSuaasl»;

Oute ::ot' e?v àyop^ £6diÇo[j.£V, où'x^ Ivt (BouXt),

<ï>paÇ6p.sO', 'ApystoiTiv Stïwç ô'y' (^piata ylvrjxai. [Vers 126-129.]

Cela montre que deux hommes sages discordent rarement quand il s'agit du bien pubhc.

Oî V :qXGov oTvto (BsSaprjéteç uisç ''Aya.i.MV. [Vers ilg.]

11 parle d'une assemblée des Grecs, où tout se passa fort mal et avec désordre, et dit que les Grecs étoient chargés de vin.

Où yap x' aîJ^a Gstov Tpsrsxat v6oç atsv lovxwv, [Vers 146 et i47-]

Agamemnon vouloit persuader aux Grecs de demeurer jusqu'à ce qu'ils eussent fait des sacrifices à Pallas. Mais, dit-il, il ne savoit pas qu'il ne leur persuaderoit jamais cela, les Dieux ne le voulant pas permettre, j^arce qu'ils étoient irrités contre eux; et l'esprit des Dieux ne se change pas si aisément.

Nùy.xa [ih dcsaauLSV ^(aXsTcà cppsalv opu.a(vovx£<;

'AXXï^Xoiç. 'EtiI yocp Zsu; ^'pxus 7r^[j.a xaxoTb. [Vers i5i et i52.]

Nous passâmes la nuit en dormant, nous voulant du mal les uns aux autres ; car Jupiter préparoit aux Grecs un grand orage de malheurs.

'Eax^psasv oe Osbç |j.£yax-/jX£a ttovxov. [Vers i58.j

REMARQUES

Ce vers exprime bien le calme et la tranquillité de la mer. Il dit donc que quelques-uns, du nombre desquels il étoit, s'embarquèrent, et qu'ils eurent un retour assez heureux; mais que les autres, avec Agamemnon et Ulysse, demeurèrent. Les autres revinrent enfin, à ce que j'ai ouï dire, et Agamemnon même, qui a été tué et vengé après par son fils.

'Av8p6ç. [Vers 196 et 197.]

Tant il est bon de laisser un fils après soi. Et vous, mon enfant, qui êtes beau et grand, ayez du courage, afin que la postérité parle bien de vous :

Ka\ au, cp(Xoç, [L&Xa, yap a' 6p6(i) xaX6v ts [jiyav te,

'AXxi[j.oç ïa(s\ %w xiç oz xat è'\r(6vm £u zÏ7zr[. [Vers 199 et 200.]

Telemachus dit qu'il voudroit bien faire parler de lui, mais qu'il est trop foible, étant seul contre tant d'hommes. Ah! dit Nestor, ils seroient tous bien punis si Pallas vous aimoit autant que votre père ; car je n'ai jamais vu les Dieux aimer si ouvertement un homme :

Oô Y^P '^'^^^ Osou; ficvacpavSà cpiXeuviaç,

XE^vci) dcvacpavSà TCapfaiaTO IlaXXàç 'Aôv^vrj. [Vers 221 et 222.]

Telemachus dit que cela n'est pas aisé, quand les Dieux mêmes s'en mêleroient; et aussitôt Pallas prend la parole : Qu osez-vous dire, Telemachus?

^Psîbc 0£6$ y' sQ^Xwv xa\ Ty]X69£V à'vBpa caioaai. [Vers 23 1.]

il est aisé à un dieu de sauver un homme, en quelque extrémité* qu'il soit.

Kai <p{Xa) àvÔp\ BuvaVTai àXaXxé[j.£v. [Vers 286 et aSj.]

Ce n'est pas, dit-elle, que les Dieux puissent sauver un homme de la mort, lorsque son heure est venue une fois. Telemachus change de discours, et dit qu'il veut demander

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