I. Vers
SUR L'ODYSSÉE D'HOMÈRE
dit qu'il faut qu'il retourne sacrifier sur le bord du Nil, Aicttst£o; 7Toxa{^.oTo*, qui coule de Jupiter, c'est-à-dire du cieP, à cause qu'on ignoroit sa source. Menelaûs lui demande des nouvelles de ses amis, s'ils sont tous revenus en leur pays. Prote'e dit qu'il lui en dira, mais qu'il ne sera pas longtemps sans pleurer :
Ouôé aé ori[Li
A7]V (^xXauiov l'aeaOai, eîirjv sO ^rdcvta 7iu0/]au [Vers 498 et 494 •]
En effet, il dit qu'il y a deux des principaux chefs qui ont péri dans leur retour, et qu'il y en a encore un qui est vivant en un endroit de la mer. Le premier est Ajax, dont il décrit la mort, non pas selon Virgile, qui le fait tuer par Pallas^; mais il dit que Neptune, irrité d'une parole impie d'Ajax, qui s'étoit vanté d'échapper de la mer malgré tous les Dieux, le jeta de son trident contre un rocher, où il périt. Après il conte [qu']Agamemnon revint à son pays, et baisa la terre natale :
lioà xuvei a;i;T6[j.evoç 7]V TZ(x,xp'\Za, toXXoc ô' dcrc' auTou
Acxy.pua 0£p(JLà /^éovx', lizû daTcaafwç l'Ô£ yatav. [Vers 622 et ÔaS.j
Mais un espion d'Egisthe le vit, et le courut dire à son maître, qui lui ayant fait un festin, le tua comme un bœuf à l'étable :
"Qç tIç t£ -/aréxxavs ^ouv Ik\ cpc^Tvrj. [Vers 535.]
Alors Menelaûs ne vouloit plus vivre, d'affliction, et se rouloit sur le sable en pleurant.
Aù-cocp e;î£i xXaftov xe xu)viv86[j.£v6ç x' ixopéaôrjv [vers 54 1]
(c'est une façon de parler fort ordinaire à Homère), « après que je fus soûlé de pleurer. » Ainsi Menelaûs dit au commencement de ce livre :
"AXXoxE [jlIv x£ y^o) çpplva X£p7:o[j.ai, àlXozs. aOxs
TIoOofJLai. Ai<I;r]pbç èè x6poç xpuspoto 76010, [Vers 102 et io3.]