‹ Œuvres; (volume 3)Chapitre 61 sur 394 · Virgile, Géorgiques, livre IV, vers · texte numérisé non relu

Virgile, Géorgiques, livre IV, vers

3. Livre I, e'pttre vu, vers 40-48. — Racine a mis parmëgarde 1 livre 2, au lieu de Hure i .

SUR L'ODYSSÉE D'HOMÈRE, ^3

Il dit cela par l'amour qu'on a pour la patrie. Aussi Menéiaûs en rit, et lui promet d'autres présents, et même une coupe, qui est le plus beau meuble de son logis. ïelemachus dit qu'au reste il demeureroit un an entier avec lui sans son-= ger à son pays ni à ses parents, tant il se plaît à l'entendre ; mais qu'il n'ose pas faire longtemps attendre sa compagnie, qui l'attend à Pyle.

Menelaus lui dit :

A'^fxaioç étç, àyaôoîo, (p(Xov xiy.oç. [Vers 6ii.]

Homère laisse ïelemachus chez Menelaus jusqu'au retour d'Ulysse, et il revient au logis d'Ulysse, et décrit l'étonnément qu'eurent tous ces jeunes gens quand ils surent que Telemachus étoit parti, Homère fait qu'ils l'apprennent fort naturellement d'un d'entre eux , qui lui avoit apprêté son vaisseau : c'est Noémon , fils de Phronius, qui demande à Antinous s'il ne sait point quand il reviendra; et il dit qu'il a vu monter avec lui un guide qui étoit ou un dieu ou Mentor,

MévTopa Ôsbv, û' auTw ninot. It6-/.£t. [Vers 654.]

Mais, dit-il, ce qui m'étonne, c'est que j'ai vu hier Mentor ici. Ils sont tous fort surpris, et cela leur fait quitter tous leurs jeux :

Mvrjax^psç o' dc[Jiu8tç xdcOiaav, xal Tcauuav <icl6Xtov. [Vers 6 5 9.] Surtout Antinous enrage, et Homère dit bien cela :

IK^aTïXavc', Ô-Jos hé 01 Tcupi ÀapLTTSiowvTi £t/.Tr]V. [Vers 661 et 662.]

Il fait dessein d'aller au-devant et de le tuer, et ils louent tous ce dessein; mais un héraut qui étoit avec eux, nommé Médon, le découvre à Penelopé. Elle lui demande d'abord qu'est-ce que veulent ces jeunes gens : N'iront-ils jamais ailleurs, dit-elle, et n'ont-ils point de honte de manger tout ce qu'il y a ici.^ N'avez-vous pas appris de vos pères quel a été Ulysse, et avec quelle douceur il les a gouvernés, sans jamais

maltraiter personne, ni d'action, ni de parole en public? Cependant les rois peuvent aimer et haïr qui bon leur semble :

''Ht' lail 8 l'y./) 6s(tov PaatXv^cov "AXXov x' l)(^6a(pr]at ppoTwv, 3cXXov y.£ <pi>vOir). [Vers 691 et 692.]

Ce n'est pas tout, dit Me'don, ils veulent tuer votre fils à son retour de Pyle.

Elle, qui ne savoit pas seulement qu'il fût parti, tombe en foiblesse, et s'afflige pitoyablement, se jetant par terre et ne se voulant pas seoir sur des sièges, oixrp' ôXo^upou.svyj^ Toutes ses femmes pleuroient aussi, mais tout bas, (xivuptÇov^, pour montrer que ce n'étoit pas par une simple complaisance. Alors Pénélope fait des plaintes fort touchantes sur le malheur de sa maison, qui lui a fait perdre son mari, et bien plus son fils. Elle veut envoyer avertir Laërte, afin qu'il voie ce qu'il y a à faire; mais Euryclée lui dit qu'elle n'afflige pas à ce point ce bon vieillard :

MrjBè yipovTa xdcxou xsxaxwfjivov. [Vers 754.]

Et elle lui raconte ce qui s'est passé entre Telemachus et elle. Cela la console; et se lavant les mains, et prenant une robe pure, xaôapot y^poi" £i|/aô' IXouora', elle fait une supplication à Pallas, dont elle est exaucée. Cependant ces jeunes gens font bruit, et quelques-uns croient que Penelopé s'apprête à se marier; mais ils étoient bien loin de leur compte. Antinous leur dit qu'ils exécutent leur dessein sans bruit et sans discours :

àaip.<5vioi, [xu6ouç p.èv uTrspcpic^Xouç aXéaaGs. [Vers 774-]

Aussi Sénèque dit^: Ira qux tegitur nocet. Ils préparent donc un vaisseau. Cependant Penelopé ne veut point manger, et songe toujours à son fils, tel qu'un lion songe, dans une foule de gens, pour se garder d'être enfermé. Elle s'endort, et Pallas lui envoie l'idole d'Iphthime, son amie, pour la con-

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