‹ Œuvres; (volume 3)Chapitre 74 sur 394 · Vers ii3. — 3. Vers i3o · texte numérisé non relu

Vers ii3. — 3. Vers i3o

J. Racine, vi 8

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REMARQUES

Tt) yàp 'AOvj'vy)

8' 3mxol (sjo\i.i^r^. [Vers 139-141.]

Car c'est une marque d'un esprit bien né de n'être point si timide ; et c'est ce que Barclay exprime fort bien en la personne du petit Polyarque, qui étoit avec une troupe d'enfants de son âge. J'ai oublié les paroles; c'est vers les derniers livres*. Ainsi, au [livre] 8. de VÉnéide, Pallas, fils d'Evandre, vient hardiment, audax^^ au-devant d'Enée. Ulysse doute s'il doit embrasser ses genoux ou s'il lui fera de loin un discours flatteur et obligeant, afin qu'elle lui donne quelque habit. Ce dernier avis lui semble plus honnête, craignant que cette belle fille ne se fâchât s'il lui alloit embrasser les genoux.

Autfxa [jL£iXfj(iov >ca\ y.spBaXIov codro pOov. [Vers 148.]

En effet cette harangue est une des plus belles pièces d'Homère et des plus galantes. Elle est tout à fait propre à un esprit délicat et adroit comme Ulysse, pour gagner quelque crédit auprès de cette belle inconnue.

La voici :

rouvou[j.a( as, à'vacaa* Ge6<; v6 nç, \ ppo-:6ç lacrt.

E? \kh Tiç 0£6ç eaat, zoi oupavbv supuv c/ouoiv,

'ApT^[a.t8( ae l'ycDys, Aibç xoupyj ^xv^éXo\o,

ET56ç T£ [i.éy£G6ç ts «^ui^v t' àYX taTa Kaxw. [Vers 1 49-1 Sa.]

Voici comme Virgile l'a imité, [livre] i. Én} :

O! quam te memorem , vlrgo? namque haud tibi vultus

1. L'ouvrage de Barclay qui avait laissé à Racine ce souvenir est, comme on sait, V Argents. Le passage, dont il ne se rappelait pas les paroles textuelles, est au livre IV. Les voici : Video puerorum aliquot chorum, intra se simplici temeritate ludentium. Propius ego accessi, si iilo forte cœtu itiner'is mei causam (Polyarclium) offenderem..,. Non auctore., non indice ilUc opus. Tôt heroum scilicet stirpem satis efficax natura monstravit. Jlii rustico vel puerîU metu diffugiunt^ aut timide, pectore toto aversi^ me reflexis intitentur cervicibus. Restitit aie, nihil territus inassueti hominis vultii. (lo. Barclaii Argents^ Amstelodami, ex officina Eîzeviriana.^ onno M.DC.LIX^ p. 872.)

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