Tusculanes, livre I, chapitre ii
J. Racine, vi
REMARQUES
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Et lorsqu'il vit entrer Ulysse et les autres chefs de l'arme'e grecque, il se leva, aoT^ aùv cpopjjLiYYt ^ •
Mais ici Homère, par un bel incident, et pour surprendre davantage l'esprit du lecteur, fait chanter la guerre de Troie, qui étoit une chanson, dit-il, dont la gloire montoit déjà jusqu'au ciel. Il l'a déjà fait chanter dans la maison d'Ulysse; mais c'est quelque chose de plus étonnant qu'on la chante parmi les Phéaques. Virgile, qui a voulu imiter cette invention, a mis des tableaux à Carthage où Enée voit la guerre de Troie :
Quœ regio in terris nostri non plena laboris
Le musicien chante la dispute d'Achille et d'Ulysse, Agamemnon se réjouissant de les voir ainsi aux mains, à cause que l'oracle lui avoit prédit que la ruine de Troie seroit proche alors :
T(5t£ y<^P pa /uXfvBsTo Trv^jAaroç à<^yr[ Tpwa( T£ xa\ Aavaotai, Atbç [j.£y<^Xou 8ià pouXdç. [Vers 8i et 82.]
Cela fait venir les larmes aux yeux d'Ulysse, et il fait comme son fils faisoit chez Menelaûs : il met sa robe devant ses yeux :
Kd(Xu(î/fc 8e xaXà 7tp6aw7ra- Al'8£T0 Y^cp ^>atyjxaç, utt:' ôcppuai Sdxpua X£{6wv. [Vers 85 et 86.]
Quand le musicien cesse de chanter , il se découvre le visage; et prenant un verre, [il''] boit en l'honneur des Dieux; mais sitôt que le musicien recommençoit , car on se plaisoit à l'entendre, et on le faisoit recommencer souvent, Ulysse se