‹ Œuvres; (volume 3)Chapitre 9 sur 394 · Racine confond ici Hie'ron I avec Hiéron IL · texte numérisé non relu

Racine confond ici Hie'ron I avec Hiéron IL

qu'il étoit de la race de Cadmus. Il le loue aussi d'être le conservateur de sa ville.

Atcx)V x' è'cpe- Tze |j.6pat[i.oç, ;rXouT6v Te xai "/àpiv àywv Fvrjafaiç Iti' àpetatç.

Le temps et la destinée a comblé leurs vertus de richesses et de bonheur.

Twv Be 7r£;cpaY(ji.lv(DV,

'ATTofrjxov oOô' 3cv Xp6vOÇ, Ô TTi^VTlOV Tcat^p,

AiJvaiTo 6£[JL£V l'pytov xIXoç.

AdcOa 8è tc6t[j.oj auv £uôa{{j(.ovt ylvoix' à'v *

'EaOXwv yàp urub yapp.dxwv,

nîj[jt.a 6vdCT/t£i ^raXfyxoxov ôajJiaaOiv.

Il dit cela à cause que Tliéron avoit été en guerre avec Hiéron. Le temps ne sauroit pas empêcher que cela n'ait été fait; mais le bonheur et la joie présente doit faire oublier tous ces malheurs.

^'ETTsxai hl X6yoç suGpovoiç KàS[/.oio xo\jpaiç, Ï7Z(x.- 60V at [jt-sydcXa. IIsvOo; Al Titxvsî' ^apu Kp£aa6vtov :rpbç àyaôwv.

Il fait venir là l'histoire des filles de Cadmus, parce que ïhéron étoit de cette race. Elles furent donc toutes malheureuses ; mais après elles devinrent immortelles, comme Sémélé et Ino.

-^H toi BpoxSiv ys xlxpixat IlEÎpaç 06' xt 6avaxou, OùS' àau)(t{jLOV à[ji.^pav 'OîréxE Tzcct^' 'AXfou 'AxEipst auv àyaGto

T£X£UXcicaO[JL£V.

Toa\ S' à'XXox' à'XXat Eu8u[j.vav xe [jL£xa xat n6v(DV £5 à'vopaç £6av.

J. Racine, ti a

i8 REMARQUES

Il appelle les Journées filles du Soleil ; il y en a qui expliquent ce vers, a(Tuyt(xov ajxspav, pour le jour de la mort, parce qu'elle finit tous nos travaux.

OuTw 8è Motp', â T£ TcaxpwVov T6vB' ïyzi Tov ei'cppova 7:6t[ji.ov Gsàpxw auv ôX6to

IlaXiVTpdTceTvov à'XXto XP^''^-

Il revient à Théron, dont la race a été heureuse, et puis après malheureuse, et ensuite est retournée à son premier bonheur.

Tb TU)(£ÎV,

Iletpt&iJisvov dytov^aç IlapaWsi Bu(jcpp6vcov.

'0 [xocv TcXouioç dcpsxatç AsBaiSaXpLÉvoç <ï>5pet Twv T£ y.a\ twv Katpbv, PaOstav wé^wv Mspi[Ji.vav dypoxlpav.

Les richesses qui sont ornées de la vertu supportent aisément la bonne et la mauvaise fortune. C'est ce qu'a dit élégamment Sapho* :

« nXouToç (ïveu àpsT^ç ouy. àaivr^ç Tcapoixoç • 'H 8è d[ji,cpoTép(ov xpaotç £u8ai[j.ov(aç ï)(Zi Tb à'xpov. »

Callimachus a eu la même pensée en ces vers :

« 05V dcpsTÎ]? à'tsp è'XSoç iTztaxaxai à'v8paç dé^eiv, 05V dpsT^) dccpivolo, 8{8ou 8' dtpsTv^v t£ xa\ ôX6ov. »

'Âairjp dpi^TjXoç, (âXa9ivbv

1. Ces vers de Sapho, et les silivants, de Callimaque, ont été cités aussi par un des scoliastes; et c'est à lui que nous devons la connaissance des premiers. Les vérs de Callimaque sont les deux derniers (gS et 96) de V Hymne /, à Jupiter,

L'un avec l'autre \ dit-il, est un astre brillant, et le ve'ritable ornement d'un homme.

El SI [J.IV ïyj.1 Tiç, oISs xo [xéXXov, "Ott Gav6vTwv [}.h Iv- 0(^S' auT(/.' àTzdXtxixvoi cppévsç noivàç l'xiaav. Ta 8' h xaSe iiibç àpy^a. 'AXiTpà xaxoc yaç Sixi^- ^£1 Tiç, SX^P? ^^yo^ cppdaaç àvt^y'^?-

Il repre'sente la justice de l'autre monde , où sont punis les crimes de celui-ci. 'E)(Ôpa , parce qu'on n'y juge point par amis, mais selon les actions. Comm?.

"laov 8à vijxxeaatv cdû, "laa 8' ev a[i.lpaiç SXiov E)(ovTeç, aTcovéaxspov 'Ea>.o\ véfxovxai §toxov, ou )(06va xapdaacvx£ç dcXxa

Ou§l 7u6vxiov uBwp Ksivàv Trapà oiaixav • àX- Xoc Ttapà p.lv xi[J.{otç 6eSv oY xtveç s)(atpov siiopyvi'atç, "ÂBaxpuv vl[ji.ovxai A?ôjva • xo\ 8' (j7:poa6pa • xov 5x)(éovxi ^ 7r6vov.

1 . M. Aimé-Martin a mis : a l'un ou l'autre. )^ — Racine parait avoir écrit d'abord et^ au lieu de avec.

2. Tel est le texte du manuscrit. M. Aimé-Martin a mis : « les actions commises. » Mais il nous paraît évident que Comm. est une abréviation du mot Commentaire, et signifie que l'explication proposée est tirée d'un scoliaste. On lit en effet dans les scolies (édition de Paul Estienne, p. 140) : xb SI ex.Opa, 816x1 où8£\ç Ixet ofXoç, àXX' ^xaaxoç ix xwv spytov Sixaiouxai xa\ xaxaxpfvexai, « il dit e^ôpa, ennemie, parce que là il n'y a point d'ami, mais que chacun est jugé et condamné d'après ses actions. »

3. Le manuscrit porte : oljiovxi. Tel est aussi le texte de l'édition de Paul Estienne (iSgg). Les autres éditions ont 6)(lovxi, ou 6xy^iovxi, les seules formes légitimes. Oiyjovxi est sans doute une; fa^ute d'impression dans le texte de 1599 ; nous la signalons parce

REMARQUES

Il montre la différence des bons qui vivront* toujours en l'autre monde sans travail et sans affliction, sans labourer la terre et sans naviguer^ sur la mer, ou, comme d'autres expliquent, sans se battre sur la terre et sans se battre sur la mer.

"Oaoi 8' £T6X|j.aaav Iç xpt; 'Exaxéptoôi [j.£tvavt£ç

^'u)(^àv, etsiXav Atbç ""OBbv îrapà Kpdvou Tupatv • è'vOa [;.axcipcov Naaov wxsavfôsç Aupat TcspiTîviouatv • dcv- 6£[j.a X9'^^^^ (pXeysi, Ta [i.èv )(£pa60£V dcTi' ayXaSv SsvSpéwv, '^'Yowp S' à'XXa <psp6£i' "OppLO'.ai Twv X.^P°"S

T^XéxOVTl '/.ou aT£Ç(^VOlÇ.

Il parle ici des plus parfaits qui ont persévéré dans la vertu, et qui, marchant par la voie de Jupiter, sont arrivés aux îles des Bienheureux, où brillent des fleurs dorées, tant celles qui viennent dessus les arbres que celles que l'eau nourrit, comme les roses, etc.

Quelques-uns ont cru qu'il entendoit parler de la métempsycose en la personne de ceux qui ont persévéré dans la vertu partout oii ils ont été, c'est-à-dire dans une condition ou dans une autre ; mais il semble qu'il ne veuille parler que de ceux qui dans l'une et l'autre fortune ont toujours été également vertueux; et cela vient mieux au discours qu'il a tenu auparavant de ces diverses fortunes. Car, dit- il, ces esprits fiers et intraitables, a7raXa|jt.vot, qui ont abusé de leur fortune, sont punis. Ceux qui se sont honnêtement gouvernés ne sont point tourmentés ; mais ceux qui ont gardé leur âme toujours inviolable à l'injustice, en quelque état qu'ils aient été, et qui ont

que c'est une des preuves que ce texte est celui sur lequel Racine a travaillé.

1 . Au lieu de « qui vivront, » il y a « qui vivent » dans l'édition de M. Aimé-Martin,

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