PRINCIPES
Les républiques basées sur le principe (ï autorité ou iVEtat ont pu et dû donner à la cil»' le monopole de l'éducation et de l'instruction de la jeunesse. Au contraire, le principe dissolvant de la liberté pure voudrait que les pères de famille demeurassent maîtres absolus de la direction de leurs enfants, maîtres de ne leur eu donner aucune, et que la société, de son côté; s'abstînt de toute intervention dans renseignement. Les partisans de ce dernier système ont une arricre-penséequ'illeurest difficile de déguiser, et que nous ne prendrons j^ns la peine de rappeler, car elle est aujourd'hui bien connue : d'ailleurs, ces ardents amis de la liberté pensent-ils à celle des enfenls que la société doit incontestablement sauvegarder, mrni(> contre leurs pères? Les partisans du premier jettent renseignement, comme les autres institutions, dans un moule étroit, oîi la personne est à lagen*; et où s'étoutl'e le progrès. La vérité n'est ni dans l'éducation obligatoire commune ni dans rinditféi'ence de la société en matière d'enseignement. Elle consiste en un juste équilibre entre l'action sociale et la liberté des goûts individuels. C'est ce que nous allons expliquer.