F.. .Meyer. Geschich/e der Butanik, 3, p
« Laseolus est species leguminis etgrani, quod est in qnantitate paruin uninis quam l'aba, et in figura est columuare sien t fuba, et herbu ejus uiiuor est abquanlulum quaui herba Fabæ Et suut faseoli luultoruui colorum, ?, luodlibet granorum babet inaeulam nigram in loco cotyledonis. » tJessen, Alberti Alagni, De vegetabiliüus, ed. critica, p. 313.)
IIARICOT COMMUN
Grescenzio 1 etMacer Floridus*. Au contraire, après la découverte uc 1 Améiiquc, dès le xvr- siècle, tous les auteurs publient des figures et des descriptions du Phaseolus vulqaris, avec une infinité de variétés.
Il est douteux que sa culture soit très ancienne dans l’Afrique tropicale. Llley est indiquée moins souvent que celle d’autres especes des genres Dolichos et Phaseolus.
Personne ne songeait à chercher l’origine du Haricot commun en Amérique, lorsque tout récemmentdes découvertes singulières ont ete iailesdo fruitset de graines dans les tombeaux péruviens c Ancon, près de Lima. M. de Rochebrune 3 a publié une liste des espèces de diverses familles d’après une collection de MM. de Lessacet L. Savatier. Dans le nombre se trouvent trois Haricots
\îJn w-l.1»CUn,iS A0n laut?ur\ n est le Phaseolus vulqaris; mais M. uittmack qui a étudié les Légumineuses rapportées de ces mêmes tombeaux parles voyageurs Rcisset Stubel, dit avoir constate la présence de plusieurs variétés du Haricot commun parmi d autres graines appartenant au Phaseolus lunatusUnnè H les a identifiées avec les variétés du Ph. vu/garis appelées par Al,f . fw tes oblongm purpureus (Martens) , elhpücus præcox ‘ , 'lete/Z/pticws alrofuscus (Alefekl), qui sont de la catégo-
rie des Haricots nains ou sans rames.
antérieîfrps^ p'*1 — fiue les sépultures en question soient toutes
®,c Zi «m, nrriVéeldeS EsPaSnols- L’ouvrage de MM. Reiss et Stubel, actuellement sous presse, donnera peut-être des explications a cet égard; mais M. Wittmack admet, d’après eux qu une partie des tombeaux n’est pas ancienne. Je suis frappé cependant d un fait qui n’a pas été remarqué. Les cinquante espèces de la liste de M. Rochebrune sont toutes américaines
fnrnnüi V°‘S v°S| unc seuIe quon Puisse soupçonner d’origine européenne. Lvidemment. ou ces plantes et graines ont été déno-
seesavant la conquête, ou dans certains tombeaux, qui sont peEtêtre d une époque subséquente, les habitants ont eu soin de ne pas mettre des especes d origine étrangère. C’était assez naturd selon leurs idées, puisque l’usage de ces dépôts de plantes
UimLPî. nVen“ <JC !? n'r10n catholiqoe, mais remonte aux counarmi ces nlan fnt des ln<lio<’'>es. La présence du Haricot commun fic-dive m H «niquementaméricainesine paraît donc signincative, quelle que soit la date des tombeaux
Un peut objecter que des graines sont insufnsantes pour déterminer 1 espece d’un Phaseolus, et qu’on cultivait d!uis
L P. Crescens, traduntion française de 1530.
rs.1880' **» i* ™ 4ÆÔ SS”w3o3;
*• "• Vmins *"***»*»». » ne. ,m.
De Candolle.
rique méridionale, avant l’arrivée des Espagnols, plusieurs plantes de ce genre, qui ne sont pas encore bien connues. Molina 1 parle de treize ou quatorze espèces (ou variétés?) cultivées jadis, au Chili seulement.
M. \Vittmack insiste sur l’emploi fréquent et ancien des Haricots dans divers pays de l’Amérique méridionale. Gela prouve au moins que plusieurs espèces y étaient indigènes et cultivées. 11 cite le témoignage de Joseph Acosta, un des premiers écrivains après la conquête, d’après lequel les Péruviens « cultivaient des légumes qu’ils appelaient Fnsoles et Palarcs, dont ils usaient connue les Espagnols de Garbanzos (Pois chiche), Fèves et Lentilles. Je n’ai point reconnu, ajoute-t-il, que ceux-ci ni autres légumes d’Europe s’y soient trouvés avant que les Espagnols y entrassent. » Frisole , Fajol, Fasoler sont des noms espagnols du haricot commun, par corruption du latin Faselus,Fasolus, Faseolus. Palier est américain.
Qu'il me soit permis à l’occasion de ces noms d’expliquer l’origine du nom français Haricot. Je l’ai cherchée autrefois 2, sans la trouver; mais je signalais le fait que Tournefort(/usftL, p. -iid) s’en est servi le premier 3 4. Je faisais remarquer en outre l’existence du mot Arachos (apaxoQdans Théophraste, pour une sorte de Vicia probablement, et du mol Jlarenso, en sanscrit, pour le Pois commun. Je repoussais l’idée, peu vraisemblable, que le nom d’un légume vînt du plat de viande appelé haricot ou laricot de mouton, comme l’avait dit un auteur anglais. Je critiquais ensuite Bescherelle, qui faisait venir Haricot du celte, tandis que'les noms bretons de la plante diffèrent totalement et signifient fève menue ( fa-munud ), ou sorte de pois ( Pis-ram ). Littré, dans son Dictionnaire, a cherché aussi l’étymologie de ce nom. Sans avoir eu connaissance de mon article, il incline vers la supposition que haricot, légume, vient du ragoût, attendu que ce dernier est plus ancien dans la langue et qu’on peut voir une certaine ressemblance entre la graine du haricot et les morceaux de viande du ragoût, ou encore que cette graine convenait à l’assaisonnement du plat. Il est sûr que le légume s’appelait en français Fazéole ouFaséole,du nom latin, jusque vers la fin du xvii< siècle ; mais le hasard m’a fait tomber sur la véritable origine du mot haricot. C’est un nom italien, Araco , qui se trouve dans Durante et dans Matthioli, en latin Aracus niger \ pour une légumineuse que les modernes rapportent à la Gesse Ochrus ( Lathyrus Ochrus). Il n’est pas surprenant qu’un nom italien du xvue siècle ait été
1. Molina ( Essai sur l’hist. nat. du Chili, trait, française, p. 101) cite les Phaseolus, qu'il nomme Pallar et AseÛus, et la Hore «a bnu t de Cl. Gay ajoute, avec peu d'éclaircissement, le Pli. Cuminyii, Ueutuam.