DISCUSSION AVEC LIEBIG
Cette constatation n'était pas faite pour plaire à Liebig, battu sur son propre terrain, et sur une question d'où l'analogie profonde entre les résultats industriels et ceux que fournit le noir de platine semblait écarter toute action physiologique. Un vieil athlète comme lui ne pouvait pas se rendre sans combat, et il riposta par deux Mémoires, Tun sur la fermentation et la source de la force musculaire S lu à l'Académie royale des Sciences de Munich, en 1808 et 1869, l'autre ' inséré au Compte-rendu des séances de l'Académie de Bavière en 18G9. Tous deux démontrent combien il est difficile, même au savant le plus éminent, de se plier sur ses vieux jours à des idées nouvelles, quand elles contrarient le courant dans lequel on a passé sa vie. L'expérience, l'érudition sont alors une gène : on gagnerait à pouvoir faire peau neuve, et à s'abstraire de tout ce qu'on a appris.
Comme l'indique le litre du premier de ces Hémoires, Liebig y élargit le débat, et revient sur la question de la fermentation alcoolique pour y trouver des lumières