‹ Petits réfrigérateurs [microforme]Chapitre 7 sur 10 · OBSERVATIONS GÉNÉRALES · texte numérisé non relu

OBSERVATIONS GÉNÉRALES

Construction isolante.—Les ingénieurs en rétrigération ont presque entièrement abandonné, en ces dernières années, l'emploi des espaces vides. appelés matelas d'air, fort employés autrefois dans les constructions isolantes. En théorie, un matelas d’air est un mauvais conducteur de chaieur mais en pratique l'air ne reste pas immobile dans un espaco vide. Dès qu’une partie de cet espace devient plus chaude que l’autre, l'air qui est en contact immédiat avec cette partie devient plus léger à cause de l’augmentation de la température et se met de suite à s'élever, tandis que l'air plus froid de l’autre partie vient prendre sa place. Il se produit ainsi une circulation d’air dans l’espace vide et la caaleur se porte d'un côté à l’autre par convection.

En outre, il est extrémement difficile, dans une construction isolante, d’obtenir que ces espaces soient aussi bien clos qu’ils devraient l'être. Il suffit de la plus légère fissure 0. de la moindre ouverture, ne serait-ce qu’un trou de clou, pour détruire l'efficacité de cette forme de construction.

Dans la construction isolante des murs de bois, la pratique la meilleure à l’heure actuelle est de cons: uire un pan extérieur et un pan intérieur, aussi imperméables que possible à l'air et à l'humidité, et de remplir l’espace entre les deux pans avec des matériaux non-conducteurs de chaleur. La largeur de cet espace dépendra du genre de matériaux de remplissage que l’on doit employer et de la température que l’on veut maintenir dans la chambre frode.

Pour une chambre froide construite en bois, il n'existe pas de meilleurs matériaux pour remplir ces espaces que les ripes de planeur. Elles ne coûtent pas cher, elles sont élastiques, ne se tassent pas facilement, et, ce qui est encore plus imyortant, on peut se les procurer très sèches, ce qui est une condition essentielle En outre elles n’absorbent pas facilement l’humidité après qu’elles sont mises en place. On peut éprouver des difficultés à se procurer une quantité suffisante de ripes quand on est loin des centres manufacturiers, mais un bon nombre des grandes fabriques de portes et de fenêtres mettent aujourd’hui leurs ripes en balles, qui pèsent environ 75 livres chacune, ce qui en facilite l’expédition. Le poids de ripes requis pour remplir un espace donné dépend quelque peu de la sorte de bois dont elles proviennent et aussi, jusqu’à un certain point, du degré de pression auquel on les soumet, mais une bonne moyenne est de 7 à 9 livres per pied cube d'espace. Il faut les fouler suffisamment pour empêcher qu’elles ne se tassent d’elles-mêmes

Valeur comparée de la sciure de bois et des ripes—On s’est beaucoup servi de sciure de bois pour remplir les espaces dans les murs dans les petits réfrigérateurs, parce que la sciure ne coûte rien ou presque rien et qu’on peut facilement se la procurer dans les petits districts de campagne. Nous tenons, cependant, à attirer l’attention des constructeurs sur ce point que la sciure de bois ne vaut pas les ripes pour la construction isolante, car elles proviennent de bois vert et elles sont généralement plus ou moins humides, tandis que les ripes proviennent de bois sec. Cette humidité détruit la valeur isolante de la sciure et provoque la végétation de moisissures et la pourriture; il se dégage une odeur de moisi dans l’entrepôt qui se communique aux produits qui sont emmagasinés. En outre cette eciure de bois qui fermente et qui moisit se tasse d'une façon inégale et laisse des espaces ouverts qui affaiblissent l'isolation. Il est done très ‘mportant de prendre la sciure de bois aussi sèche que possible pour remplir les murs, sinon la chambre froide ne donnera pas satisfaction et sera bientôt inutili-

sable pour la conservation des produits alimentaires.

Les matériaux isolants doivent être secs. Un des principaux problèmes dans la construction des réfrigérateurs est d'empêcher que les matériaux dont on se sert n’ab-

sorbent l'humidité. Cette humidité peut venir de l’air extérieur ou des marchandises emmagasinées. Quand nous parlons d'humidité, il faut se rappeler que nous n’entendons pas ici la présence de l’eau, au sens ordinaire de cette expression, mais de l'humidité, telle qu'on lu trouve dans le bois vert par exemple, par comparaison au bois bien sec.

Dans un mur en bois que l’on remplit de ripes, ce sont ces dernières qu’il s’agit de protéger contre l'humidité. On y arrive en mettant du papier imperméable entre les deux rangs de planches qui recouvrent l'extérieur ec l'intérieur des murs.

Murs de brique, de pierre ou de ciment.—Si l’on désire construire un mur de brique, de pierre ou de ciment, ces murs ne prennent la Elace que du fini extérieur des murs de bois présentés dans ce bulletin, et la même construction isolante doit être employée à l’intérieur des murs de brique, de pierre ou de ciment. Aucun de ces matériaux n’a beaucoup de valeur pour la construction isolante; ils ne représentent environ que deux épaisseurs de planches.

La brique ou le ciment absoroent rapidement l'humidité et la valeur isolante des murs formés de ces matériaux est assez faible, à moins qu’on ne les rende imperméables par un traitement spécial. Une couche de peinture appliquée sur la surface extérieure d’un mur de brique donne d'assez bons résultats, mais quand on doit se servir de ripes en dedans d'un mur de brique ou de béton, il faut recouvrir la surface intérieure de poix, de cire de parafine ou d'une des substances brevetées que l’on trouve dans le commerce. Il est assez difficile, quand il fait froid ou même quand il fait frais, de recouvrir les murs de poix ou de parafine, à moins que l'on ne se serve d’un appareil spécial, car ces deux substances ont une tendance à dureir très rapidement. Quand on emploie de la poix, il faut avoir soin de ne pas prendre de goudron ou un mélange de goudron, dont l'odeur aurait des effets désastreux. La poix, une fois durcie, ne donne pas d’odeur. Si l'on ne peut arriver à rendre parfaitement imperméable la face intérieure des murs de briques ou de béton, la meilleure chose à faire serait de la recouvrir de lattes de 1 pouce sur lesquelles on pose ensuite une épaisseur de planches embouvetées, qui forme la face intérieure de l'espace que lon doit remplir. Si ces planches sont recouvertes de papier. imperméable cela n’en vaudra que mieux.

Dimensicn de la glacière.—On ne saurait poser de règles fixes relativement à la dimension des glacières, car tout dépend de l’usage auquel on destine la glace ou le réfrigérateur. Dans les plans 1, 2 et 3, une tonne de glace occupera à peu près 40 pieds cules d’espace, en comprenant la couche isolante qui la recouvre. Dans les plans 4 et 5, où l’on ne se sert pas de couches isolantes, il faudra un peu moins d'espace pour une tonne de glace; cet espace variera suivant que les blocs de glace seront plus ou moins serrés les uns contre les autres.

Quantité de glace nécessaire pour la maison.—Un pied cube de glace pèse 574 livres. Une tonne solide de glace mesure approximativement 35 pieds cubes. Une dépense de deux pieds eubes (115 livres) par jour, pendant quatre mois, se monterait à environ sept tonnes. Un bâtiment de dix pieds carrés par dix pieds de hauteur suffira amplement pour cette quantité de glace, pourvu que celle-ci soit bien protégé, déduection faite des pertes inévitables qui se produisent quand on conserve une quantité de glace relativement petite. ;

Cinquante livres de glace par jour pendant quatre mois feraient trois tonnes. En tenant compte des pertes, un bloc de glace solide de six pieds carrés par six pieds de hauteur suffirait, à cond‘‘ion qu’il soit bien protégé.

Le tableau suivan permettra d'estimer de façon approximative le poids de la glace d’après le nembre et la grosseur des ! loes:

12 blocs 1S x 36 pouces, S poues d'épaisseur,=1 tonne.

10 10 = 1 tonne.

g « ‘ “ 12 “ s =1 tonne.

r “. “ 14 Li Es =1 tonne.

6 & “ “ 15 Ci se =1 tonne, 5 “ se 20 se = 1 tonne.

Plan d'un réfrigérateur plus grand.—Ceux qui désirent se construire un réfrigéraeur plus grand et sous certains rapports plus compet, feront bien de demander un exempluire du bulletin n° 36, qui contient un plan détaillé et préparé spécialement pour les beurreries

Distribution graduite de tracés bleus.—Le commissaire de l’industrie laitière et de la réfrigération, Ottawa, Ont., fournit gratuitement, sur demande, des tracés bleus, sur une échelle d’un pouce sur deux pieds, de tous les plans décrits dans ce bulletin.

Préparation du lait de chaux.

Faire éteindre un demi-boisseau de chaux, tout en hrassant continuellement; faiie couler et ajouter un quart de boisseau de sel dissout dans de l’eau chaude. Ce lait de chaux doit former un pâte elaire et il faudra y ajouter l’eau pour obtenir la consistance nécessaire après avoir mélangé le sel dissout avec le lait de chaux.

A chaque seau de 12 pint*s de lait de chaux composé de la façon qui précède, ajouter une bonne poignée de ciment de Portland et une cuillerée à thé de bleu ultramarin. Ce ciment et ce bleu ne devraient être ajoutés qu’au moment où l’on doit se servir du lait de chanx. Il faut bien les incorporer au lait de chaux en brassant, sinon ce dernier serait marbré.

S'il y a dans la chambre des tuyaux à blanchir ou d’autres articles qui peuvent se rouiller, ne mettez pas de sel dans le lait de chaux. N’appliquez pas ne couche trop épaisse, juste assez pour recouvrir la surface, puis laissez sécher de un à trois jours. Le lait de chaux qui sèche trop vite s’écaille ou s’enlève à la brosse très facilement. D'autre part, un séchage très lent laisse l’eau pénétrer dans le bois et peut causer des odeurs désagréables, Le lait de chaux qui contient le ciment de Portland doit être employé sans délai,

LISTE DES PUBLICATIONS DE LA DIVISION DU COMMISSAIRE DE L'INDUSTRIE LAITIÈRE ET DE LA RÉFRIGÉRATION.

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