V. i6g3. — Non rastará por al. Voyez le vers
V. 1696. — Deux observations sur ce vers. — i° Le texte de Sanchez porte : decirros. Sanchez a lu un v (un u) au lieu d’un n. — 20 Remarquer,
ici encore, cet infinitif pensar au lieu de l’impératif.
V. 1699. — Au lieu de vencamos, le manuscrit et le texte de Sanchez port ent veteamos. Est-ce un abrégé de venteamos ?
Elles en tuèrent en ce jour cinq cents bien comptés.
Bien jusques aux tentes dure cette poursuite.
Elles avaient beaucoup fait, elles pensent à chevaucher.
Alvar Salvadores demeura là prisonnier.
1690 Vers Mon Cid sont retournés ceux qui mangent son pain.
11 avait vu cela de ses yeux; revenus vers lui, ils le lui content.
Mon Cid se réjouit de tout ce qu’ils ont fait, rr Ecoutez-moi , chevaliers, il n’en ira pas autrement': ff Aujourd’hui a été un bonjour, et demain sera meilleur.
1695 rrPour le matin avant l’aube soyez tous armés.
ffll nous dira la messe, et [puis] pensez à chevaucher;
« L’évêque don Hiéronyme nous donnera l’absolution.
K Nous irons les frapper au nom du Créateur et de l’apôtre saint Jacques, rr Mieux vaut que nous les vainquions, que non pas qu’ils s’emparent du champ.» 1700 Alors ils dirent tous : ffj)e [bonne] volonté et d’amour!»
Minaya parla , il n’y mit point de retard : ff Puisqu’ainsi vous le voulez, Cid, ordonnez-moi autre chose, ff Donnez-moi cent trente chevaliers pour, au besoin, combattre, tf Quand vous les irez frapper, j’entrerai, moi, de l’autre côté.
1705 et Ou des deux, ou de l’un [des deux], Dieu nous viendra en aide.»
Le Cid dit alors : te De bonne volonté!»
Le jour est sorti , et la nuit est entrée.
Elles ne tardent pas à s’équiper, ces troupes chrétiennes.
Au chant du coq, avant le matin, •
1710 L’évêque don Hiéronyme leur chanta la messe.
La messe dite , il leur donna une grande absolution : cr Celui qui ici viendra à mourir, en combattant de face,
# ff Je lui ôte ses péchés, et Dieu aura son âme.
ffPour vous, Cid don Rodrigue, en bonne heure vous avez ceint l’épée.
1715 tf Je vous ai ce matin chanté la messe;
ff Je vous demande un don, et qu’il me soit accordé : cfQue vous m’octroyiez les premiers coups.»
V. 1708. — Remarquer cette forme adobasse pour adobarse. (Voyez le vers 3671.) Aujourd’hui encore , dans la classe du peuple , en Espagne , au lieu de adobarse, tornarse, etc., on prononce adobase, tomase, etc.
* V. 1717. — En rapportant l’expression otorgar lasferidas, Sanchez dit que cela paraît signifier : permettre à quelqu’un d’entrer en bataille. Sanchez n’a pas fait attention qu’il y a: las feridas primer us. (Voyez les Notes historiques et littéraires. )
Dixo el Campeador : des aquí vos sean mandadas.
Salidos son todos armados por las torres de Valencia,
Í720 Mió Cid à los sos vasallos tan bien los acordando.
Dexan à las puertas homes de grant recabdo.
Dio salto Mió Cid en Babieca el so cavallo :
De todas guarnizones muy bien es adobado.
La seña sacan, fuera de Valencia dieron salto.
1735 Quatro mili menos treinta con Mió Cid van à cabo.
A los cinquenta mili vanlos ferir de grado.
Alvar Alvarez è Minaya Alvar Fañez Entráronles del otro cabo.
Plógo al Criador, è ovieronlos de arrancar. j*y3o fMio Cid empleó la lanza, al espada metió mano.
A tantos mata de Moros que non fueron contados.
Por el cobdo ayuso la sangre destellando. m
Al rey Yucef tres colpes le ovo dados.
Salió s le de sol’ espada, ca muchol’ andido el cavallo.