‹ Poe˜me du CidChapitre 106 sur 182 · V. 1876 - 77. — Sanchez met deux points à · texte numérisé non relu

V. 1876 - 77. — Sanchez met deux points à

Mió regno adelant meior me podrá servir.

A vos Minaya Alvar Fañez è à Pero Bermuez aqui,

1880 Mandovos los cuerpos ondradamientre servir è vestir,

E guarnirvos de todas armas como vos ixieredes d’aqui ,

Que bien parescades ante Ruy Diaz Mió Cid.

Dovos tres cavallos è prendeldos aqui.

Así como semeia è la veluntad me lo diz,

1885 Todas estas nuevas à bien avrán de venir.

Besáronle las manos è entraron à posar.

Bien los mandó servir de quanto huebos han.

De los infantes de Carrion yo vos quiero contar.

Fablando en su conseio, habiendo su poridat :

1890 Las nuevas del Cid mucho van adelant.

Demandemos sus fijas pora con ellas casar.

Crezremos en nuestra ondra è yremos adelant.

Vinien al rey Alfonso con esta poridat :

Merced vos pedimos como à rey è à señor natural ;

1895 Con vuestro conseio lo queremos fer nos.

Que nos demandedes fijas del Campeador.

Casar queremos con ellas, à su ondra è à nuestra pro.

Una grant ora el Rey pensó è comidió :

Yo eché de tierra al buen Campeador ;

1900 E faciendo yo à él mal, è él à mi grand pro,

Del casamiento non se sis’ avrá sabor.

Mas pues vos lo queredes, entremos en la razón.

A Minaya Alvar Fañez è à Pero Bermuez El rey don Alfonso esora los lamo.

1900 A una quadra elle los apartó.

Oydme, Minaya, è vos, Pero Bermuez.

Sirve m Mió Cid el Campeador, he lo à merecer yo ,

E de mi bavrá perdón. Viniesem’ à vistas, si oviese dent sabor. Otros mandados ha en esta mi cort :

la fin du vers 1876 , et n’indique aucun signe de ponctuation à la fin du vers suivant.

V. 1881. — Ms. et texte de Sanchez : como vos dixieredes aqui (lorsque vous direz ici). Cette leçon ne présente aucun sens admissible. Nous avons été un moment tenté de penser

que peut-être fallait-il lire d’ixieredes , composé de la préposition de et du verbe exir. Mais , bien que le poète place parfois la préposition de d’une façon assez originale , il ne l’a jamais employée aussi bizarrement, et toujours avec le mot exir elle suit le verbe au lieu de le précéder.

<rll pourra désormais me servir mieux [encore] mon royaume, ff Quant à vous, Minaya Alvar Fañez, et Pero Bermuez, ici,

»88o J’ordonne que vos personnes soient honorablement servies et vêtues,

Et qu’on vous équipe de toutes armes lorsque vous partirez d’ici, t Afin que bien vous reparaissiez devant Ruy Diaz Mon Cid.

-Je vous donne trois chevaux, et prenez-les ici. tf Ainsi qu’il [me] semble et que mon désir me le dit,

1 885 ff Toutes ces nouveautés à bien doivent venir. »

Iis lui baisèrent les mains et entrèrent se reposer.

Bien il les fit servir de tout ce dont ils avaient besoin.

Des infants de Carrion je veux [maintenant] vous conter.

Ayant leur projet, parlant en leur conseil :

1890 rLa fortune du Cid va beaucoup en avant.

ff Demandons ses filles pour avec elles nous marier. ffNous croîtrons en notre honneur et irons en avants Us vinrent au roi Alphonse avec ce projet :

ffNous vous demandons une grâce, comme à [notre] roi et seigneur naturel; 1895 tf[Car] avec votre aide nous désirons le faire :

ff C’est que vous demandiez pour nous les filles du Campéador.

ffNous voulons nous marier avec elles, à leur honneur et à notre avantage. »

Une grande heure le Roi pensa et réfléchit : ff J’ai chassé du pays le bon Campéador;

1900 ff Et moi lui ayant fait du mal, et lui à moi grand bien, ffDe ce mariage je ne sais s’il aura plaisir. frMais puisque vous le désirez, abordons ce sujet.»

Minaya Alvar Fañez et Pero Bermuez Furent, à l’heure même, appelés par le roi don Alphonse.

1905 Dans une chambre il les mena à l’écart.

ff Ecoutez-moi , Minaya, et vous, Pero Bermuez. tfMon Cid le Campéador me sert; je lui en serai reconnaissant, ff Et de moi il aura pardon. Qu’il vienne me voir, s’il lui plaît ainsi, ff II y a d’autres affaires dans cette mienne cour :

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