‹ Poe˜me du CidChapitre 108 sur 182 · V. 1916. — Texte de Sanchez : Fabló à Mi · texte numérisé non relu

V. 1916. — Texte de Sanchez : Fabló à Mi

naya , etc. Le texte de Sanchez ( Il parla à Minaya) est en contradiction formelle avec les vers 1906 et 1912, où l’on voit que le roi Alphonse s’adresse à la fois aux deux messagers du Cid. Dans notre opinion, le poète annonce que Mi-

19 j o «Diègue et Fernand, les infants de Carrion,

« Désirent se marier avec ses deux filles.

« Soyez bons messagers, et moi je vous le demande avec prière,

« Que vous disiez cela au bon Campeador.

« Il gagnera là de l’honneur, et croîtra en fief 1915 «En prenant pour gendres les infants de Carrion. »

Minaya parla , et cela plut à Pero Bermuez :

« Nous le prierons touchant ce que vous dites ;

« Ensuite fasse le Cid selon son plaisir.»

— «Vous direz à Ruy Diaz, celui qui en bonne heure naquit,

1930 « Que j’irai le voir là où il lui plaira,

«Là où il dira; et que ce soit sur la frontière.

«Je désire que les choses aillent à Mon Cid en tout bien.»

Ils prennent congé du Roi, [et] sur ce s’en retournent.

Ils vont devers Valence , eux et tous les leurs.

1935 Quand il le sut, le bon Gampéador,

Aussitôt il chevaucha [et] sortit pour les recevoir.

Mon Cid sourit et bien les embrassa.

«Venez, Minaya, et vous, Pero Bermuez.

«Dans peu de pays il y a deux tels barons.

1930 «Quels sont les saluts d’Alphonse mon seigneur?

«Est-il satisfait, et a-t-il accepté le présent?»

Minaya dit : « D’âme et de cœur « Il est satisfait , et vous donne son amour. »

Mon Cid dit : «Je rends grâces au Créateur!» iq35 Ce disant, ils abordent le sujet:

Comme quoi le priait Alphonse de Léon De donner ses filles aux infants de Carrion ;

Qu’il y trouverait de l’honneur et croîtrait en fief;

Que le Roi le lui conseillait d’âme et de cœur, igio Lorsqu’il entendit cela, Mon Cid le bon Campéador,

Une grande heure il pensa et réfléchit :

naya prend la parole ; et cela fait plaisir à Pero Bermuez , par une raison bien facile à comprendre: parce que le brave Pero Bermuez était bègue.

(Voyez les vers 33 19 et suiv.)

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