V. a444. — Le radical de matanza est matar (tuer
V. 2445. — Quoi qu’en dise Sanchez , voilà le mot almófar employé encore dans le sens de casque. (Voyez le vers 798 et la note. )
V. 345o. — Nous le savons; vous nous l’avez déjà dit au vers 2278.
L’épée est parvenue jusqu’à la ceinture.
9 4 35 II tua Bucar, le roi de delà la mer,
Et gagna Tizón qui vaut mille marcs d'or.
Il remporta la victoire merveilleuse et grande.
Là s’honora Mon Cid, ainsi que tous ceux qui sont avec lui.
Avec ce butin déjà ils allaient s’en retournant.
9/1A0 Sachez-le, tous à force pillaient le camp.
Ils étaient arrivés aux tentes où se tenait celui qui en bonne heure naquit. Mon Cid Ruy Diaz le Campéador renommé ,
Avec deux épées qu’il estimait beaucoup ,
A travers la tuerie revenait très-promptement,
2445 Le visage plissé, et le casque détaché, 1
La coiffe sur les cheveux, plissée elle-même on ne peut plus.
Mon Cid vit quelque chose dont il fut content.
U leva les yeux , il regarda devant soi ;
Il vit venir Diègue et Fernand.
2/i5o Tous deux sont fils du comte don Gonzalo.
Mon Cid se réjouit, souriant bellement : rr Venez, mes gendres, vous êtes tous deux mes fils, tf Je sais que de combattre vous êtes bien contents, rr De vous à Carrion iront de bons messages,
2455 tr Comme quoi nous avons vaincu le roi Bucar.
tr Comme j’ai confiance en Dieu et en tous ses saints, rr De cette victoire nous sortirons satisfaits. »
Minaya Alvar Fañez est pour lors arrivé.
Il porte au cou son écu , et tout couvert de coups d’épée.
2660 Quant aux coups de lance, on ne saurait les compter.
Ceux qui les lui avaient donnés n’avaient pas réussi.
Par le coude en bas distillant le sang ,
Il a tué plus de vingt Mores.
De toutes parts ses vassaux arrivent.
2465 rr Grâces à Dieu et au Père qui est là-haut,
V. 2459. — Sur le sens de ce vers, nul doute. Mais je ne crois pas , avec Sanchez , que le mot espado soit la contraction, ou plutôt , l’abrégé graphique de espeado. Dans mon opinion, il représente espadado, d’autant que le substantif espa¬
dada (coup d’épée) se trouve déjà dans le Poème. (Voyez levers 768.) Les Provençaux avaient également le verbe espadar (tuer avec l’épée, enfiler).