V. 3476. — Sanchez, dans son Index, ne men
«Maintenant, vous leur baiserez la main et les appellerez Dames.
«Il vous faudra les servir, quelque chagrin que vous éprouviez.
« Grâces au Dieu du ciel et à ce roi don Alphonse ,
3465 «Ainsi croît l’honneur à Mon Cid le Campeador!
«De toutes manières vous êtes tels que je dis.
« S’il y a quelqu’un qui réponde et qui dise que non ,
«Je suis Alvar Fañez, le meilleur pour tout!»
Gómez Pelayet se leva debout :
3470 «Que vaut, Minaya, tout ce discours?
«Car, en cette cour, il y en a suffisamment pour vous;
«Et qui voudrait autre chose serait-il blâmé?
«Si Dieu permet que bien nous sortions de cette [affaire],
«Vous verrez, ensuite, que vous avez dit ce qui n’est pas.»
3475 Le Roi dit : «Que [là] s’arrête ce discours :
« Que personne ne dise un mot de plus !
«Que demain ait lieu le combat, au lever du soleil,
«Entre ces [chevaliers], trois contre trois, qui ont défié dans la cour.» Aussitôt parlèrent les infants de Carrion : •
348o «Donnez-nous, Roi, un délai, car demain cela ne peut être.
« Ceux du Campéador ont armes et chevaux ;
«Nous, auparavant, nous avons à aller aux terres de Carrion.»
Le Roi parla, [tourné] vers le Campéador :
« Que ce combat ait lieu où vous voudrez. »
3485 Alors Mon Cid dit : «Point ne le ferai-je, seigneur;
«J’aime mieux Valence que les terres de Carrion.»
Alors le Roi dit : « Rassurez-vous , Campéador.
« Donnez-moi vos chevaliers avec toutes vos armures :
«Qu’ils viennent avec moi, je serai le tuteur.
donne pas ce mot entencion. Mais Berganza le cite parmi les vocables de la langue vulgaire qu’il a trouvés dans les anciens manuscrits espagnols , et interprète: contienda (querelle, débat). (Voy. Berganza, Antig. de Esp., t. II, p. 689. Voir aussi Llórente, Noticias históricas, t. IV, p. 188.)
V.348o. — i° Dandos pour dadnos, par transposition. — 2° Comme nous l’avons déjà dit, au lieu de non puede, le manuscrit primitif devait porter non pode.