V. 3625. — E líos, pour è los. (Voyez le vers
V. 3628. — Ms. et texte de Sanchez : abueltas (à vueltas) con los pendones (en même temps que lespennons). Cela va sans dire, et l’auteur du Poème du Cid n’aurait point fait une remarque de ce genre. U a dû écrire apuestas, comme au vers 724. On remarquera, d’ailleurs, que les vers 3627 , 36a8 et 3629 sont à peu près
les mêmes que les vers 723, 726 et 725: ce qui achève de justifier notre correction.
V. 363 1. — Au lieu de dond, le texte de Sanchez porte dod. Mais Sanchez observe, avec raison, qu’il manque sans doute sur l’o un léger signe graphique qui remplace \'n.
V. 3632. — Ce vers est la reproduction textuelle du vers 3626. Je ne crois pas cependant qu’il y ait ici une faute du copiste. C’est le poète qui,
On leur tira au sort le champ, puis on leur partagea le soleil.
Les juges [du camp] se retirèrent d’au milieu d’eux : ils sont face à face. Dès lors ceux de Mon Cid viennent contre les infants de Carrion ,
36 a 5 Et les infants de Carrion contre ceux du Campeador.
Chacun d’eux est attentif à son adversaire.
Ils embrassent leurs écus devant leurs poitrines,
Us abaissent leurs lances ornées de leurs pennons ,
Ils inclinent leurs visages sur les arçons,
363o Us frappent leurs chevaux de leurs éperons :
La terre paraissait trembler là où ils se mouvaient.
Chacun d’eux est attentif à son adversaire.
Tous, trois contre trois, déjà se sont joints.
Ceux qui se tiennent à l’entour pensent qu’ils vont tomber morts.
3635 Pero Bermuez, qui le premier avait porté le défi,
Avec Fernand Gonzalez se joignit de face.
Us se frappèrent sur leurs écus sans aucune crainte.
Fernand Gonzalez traversa i’écu à Pero Bermuez.
Il le prit dans le vide, il ne l’atteignit pas à la chair.
36/40 Bien en deux endroits il brisa contre lui le bois de sa lance.
Pero Bermuez tint ferme, il ne fut pas pour cela ébranlé.
U avait reçu un coup, mais il en frappa un autre.
Il brisa la boucle de l’écu, [et] la fit sauter de côté.
II le lui traversa tout, car rien ne le protégea.
3645 II lui mit la lance dans la poitrine, car rien ne le protégea.
Fernand avait trois doubles de cuirasse : cela lui fut utile.
Deux furent rompus, et le troisième tint bon.
Le gamboison , avec la chemise et avec la garniture ,
Par dedans la chair, il le lui enfonça long d’une main.
365o Par la bouche dehors le sang lui sortit.
par cette répétition , aura voulu mieux montrer le sentiment qui anime les champions.
V. 3634. — Cadrán pour caerán. On voit conservé ici le d du verbe cadere, et Te a disparu par syncope , car le poète aurait dû dire caderân.