‹ Poe˜me du CidChapitre 18 sur 182 · L XXXII · texte numérisé non relu

L XXXII

APPENDICE

( Ca à mi non me atenderedes à tantos por tantos.

I Por quanto él está escalentado.

Pedro Ruy Laynes, señor que era de Faro :

Cyento por ciento vos seremos de buena miente è al pulgar.

295 Otorganse los omenajes que fuessen y al dia de plaso.

Tornanle de las lavanderas è de los vassallos;

Mas non le dieron el ganado , ca selo querían tener por lo que el conde avia levado. E los nueve dias contados cavalgan muy privado.

Rodrigo, fijo de don Diego, è nieto de Layn Calvo,

3oo E nieto del conde Ñuño Alvares de Amaya, è visnieto del rey de León,

Dose años avia por cuenta, è aun los trese non son.

Nunca se viera en lit, ya quebravale el corason.

Cuentasse en los cien lidiadores, que quisso el padre ô que non.

Los primeros golpes suyos è del conde don Gomes son.

3o5 Paradas están las hases, è comiensa à lidiar.

( ffCar moi, vous ne m’attendrez pas à tant contre tant.»

) [Il parle ainsi] parce qu’il est très-animé.

Pedro Ruy Laynez, qui était seigneur de Faro, [répliqua] :

tf Cent contre cent , nous vous combattrons volontiers , et à un pouce de distance . »

9 9^ Ils se promettent sous serment de se retrouver là à jour fixe.

On lui rendit les lavandières et les vassaux ;

Mais on ne lui rendit pas le troupeau , car on voulait le retenir pour ce que le comte avait enlevé. Et les neuf jours comptés ils chevauchent très-promptement.

Rodrigue , fils de don Diègue et petit-fils de Layn Calvo ,

3oo Et petit-fils du comte Ñuño Alvarez de Amaya, et arrière-petit-fils du roi de Léon,

Avait douze ans passés et n’en avait pas encore treize.

Il ne s’était jamais vu dans une bataille, [mais] déjà le cœur lui en rompait.

11 se compte parmi les cent combattants, que son père le voulût ou non.

Les premiers coups sont siens, et du comte don Gómez.

°°5 Les troupes sont rangées, et il commence le combat.

V. 292.— «M. Francisque Michel, dit M. Dozy, n’a rien compris à ce passage ; il a imprimé : cc Ca a mi non me atenderedes a tantos por tantos, por quanto él está escalentado.» Ce que M. Michel a imprimé comme une seule ügne doit en former deux, comme le montre l’assonance; puis les guillemets doivent se placer, non après escalentado (car alors cette phrase serait un non-sens), mais après tantos. » ( Recherches , t. I, p. 685.) Nous adoptons entièrement l’opinion de M. Dozy, quant au fond.

V. 299-300.— Selon M. Dozy, ces deux lignes sont évidemment interpolées, et paraissent être une glose ( Recherches , t. I, p. 685). Sur ce point nous ne saurions nous ranger à l’opinion de M. Dozy, et nous conservons ces deux vers , qui, selon nous, font partie intégrante du texte.

V. 3o4. — Ms. : En los primeros , etc. Il y a là une erreur du copiste; nous corrigeons.

V. 3o5. — Ms. et texte de M. Michel : Paradas están las bases. Erreur du copiste, et inadvertance de l’éditeur.

APPENDICE

Rodrigo mató al conde, ca non lo pudo tardar.

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