‹ Poe˜me du CidChapitre 20 sur 182 · V. 3o6. — Après le vers 3o6, on lit dans le manuscrit · texte numérisé non relu

V. 3o6. — Après le vers 3o6, on lit dans le manuscrit

Venidos son los ciento e pienssan de lydiar.

M. Dozy dit avec toute raison que ce vers est interpolé ( Recherches , 1. 1, p. 686). Mais nous ne pensons pas , comme M. Dozy, que ce vers soit irrégulier. C’est un excellent vers de douze syllabes.

V. 3o8. — Ms. sic. Mais la grammaire veut qu’on lise : que les non da vagar.

V. 3 ta. — Le manque d’assonance a fait penser à M. Dozy que cette ligne n’était qu’une glose (Recheixhes , t. I, p. 686). Nous ne le croyons pas. L’auteur a dit ce qu’il voulait dire, sans s’inquiéter du rhythme et de l’assonance.

V. 3 1 5. — M. Dozy émet l’opinion que ce vers est une glose [Recherches , t. I, p. 686). Ce vers qui, selon nous, fait bien partie du texte, indiquerait seulement que dans la seconde moitié du xne siècle, époque où écrivait l’auteur de la Crónica rimada, il y a eu un moment où le noir se portait dans les fêtes et où le blanc était la couleur du deuil; et l’on ne verra rien là d’invraisemblable, pour peu que l’on veuille réfléchir à la mobilité et aux caprices de la mode. — Dans ces mots la avian, la traen, le pronom relatif la suppose un substantif féminin sous-entendu : c’est probablement le substantif cosa (chose), ou color (couleur). On trouve dans le Poème du Cid plusieurs exemples de semblables sous-entendus.

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