V. à 20. — Ms. et texte de M. Michel : bessé
(avec un accent). Soit distraction, soit ignorance de l’orthographe, le copiste met ainsi le verbe au parfait défini, au lieu dele mettre au subjonctif.
APPENDICE
Dixo : Non es este ombre, mas figura ha de peccado.
4a5 Dixo el conde don Ossorio : Mostrarvos lo ha privado.
Quando los Moros corrieren à Castilla, non le accorra ombre nado :
* Veremos si lo dise de veras, ô si lo dise beffando.
Alli espedieron padre è fijo, al camino fueron entrados.
Ffuésse para Bivar à Sant Pedro de Cardeña por morar y el verano.
43o Corryó el moro Burgos de Ayllon muy losano,
E el arrayas Bulcor de Sepulveda muy honrrado,
E su hermano Tosios el arrayas de Olmedo , muy rico è mucho ahondado. Entre todos eran V. mili Moros à cavallo.
E fueron correr à Castilla, è llegaron à Bilforado,
435 E quemaron à Redresilla è à Grañon de cabo à cabo.
A Rodrigo llegó el apellido, quando en siesta estava adormido.
Deffendió que ninguno non despertasse à su padre, sol non fuesse ussado. Metense à las armas, è cavalgan muy privado.
Tresientos cavalleros del padre van lo aguardando',
44o E otras gentes de Castilla que se le y van llegando.
E los Moros venien robando la tierra è fasiendo mucho daño.
11 dit : ff Celui-ci n’est pas un homme, mais il a la mine d’un démon."
4a 5 Le comte don Ossorio dit : «Il vous le montrera bientôt.
ff Lorsque les Mores feront une invasion en Castille, que nul homme né ne le secoure : ffNous verrons s’il parle ainsi sérieusement, ou par plaisanterie.»
Alors le père et le fils prirent congé, [et] se mirent en route.
Il s’en alla vers Bivar, à Saint-Pierre-de-Cardeña , pour y passer l’été.
43o II fit ime incursion, le more Burgos de Ayllon, très-glorieux,
Et l’arraez Bulcor de Sepulveda , très-honoré ,
Et son frère Tosios, l’arraez d’Olmedo, abondant en richesses.
Entre tous, ils étaient cinq mille Mores à cheval.
Et ils allèrent courir la Castille , et arrivèrent à Bilforado ;
435 Et ils brûlèrent Redresilla et Grañon, d’un bout à l’autre.
L’appel parvint à Rodrigue lorsque , en sieste , il était endormi.
Il défendit que personne éveillât son père, [et] que même on l’essayât.
Ils se mettent en armes, et chevauchent très-promptement.
Trois cents chevaliers de son père vont veillant sur lui,
44o Ainsi que d’autres gens de Castille qui vers lui arrivaient.
Et les Mores venaient pillant le pays, et faisant beaucoup de dommage.
V. 4a5. — Au lieu de mostrarvos lo ha, le manuscrit porte : Mostrarvos lo he (je vous le prouverai). Erreur du copiste, évidemment.