‹ Poe˜me du CidChapitre 32 sur 182 · V. 585. — Ces mots, que à vos era dado, prê · texte numérisé non relu

V. 585. — Ces mots, que à vos era dado, prê

tent à un double sens. Nous croyons avoir rendu l’intention de l’auteur.

V. 588. — Le verbe cmomar ou asomar, dérivé sans doute de la ire pers. de l’indicatif du verbe adesse ( adsum ), se trouve également dans le Poème du Cid. (Voyez notre Vocabulaire.)

APPENDICE

Dixo Rodrigo : Señor, non sea culpado.

Cavalgar quería Rodrigo, non quería tardarlo.

Non le venia la calentura que le avia dicho el malato.

Dixo al rey : Señor, dadme una sopa en vino.

600 Quando quisso tomar la sopa, la calentara ovo llegado.

En logar de tomar la sopa, tomó la rrienda del cavado.

Enderesó el pendón, è el escudo ovo enbrasado,

E fuésse para ally do estava el Navarro.

El Navarro llamó Aragon, è Castilla el Castellano.

6o5 Yvanse dar seños golpes, los cavados encostaron.

Dixo el conde navarro: Que cavado traes, Castellano?

Dixo Rodrigo de Bivar : Quieres trocarlo?

Cambialo comigo, sy el tuyo es mas flaco.

Ally dixo el conde : Non me serya dado.

610 Partiéronles el sol, è los fieles commo de cabo.

Yvanse dar seños golpes, è erróP el conde navarro.

Non lo erró Rodrigo de Bivar : un golpe le fue dar que le abatió del cavado.

Enante que el conde se levantase decendió à degollarlo.

Rodrigue dit : rr Seigneur, ne me faites point de reproches.»

Rodrigue voulait chevaucher, il ne voulait pas y mettre de retard.

11 ne lui venait pas la fièvre que lui avait annoncée le lépreux.

Il dit au roi : rr Seigneur, donnez-moi une soupe au vin.»

600 Quand il voulut prendre la soupe, la fièvre arriva.

Au lieu de prendre la soupe, il prit la bride du cheval.

Il leva droit son pennon, et embrassa son écu,

Et alla vers l’endroit où se tenait le Navarrais..

Le Navarrais cria : rr Aragon! » et le Castillan : rr Castille! »

6o5 Ils allaient tous les deux se frapper, leurs chevaux se placèrent côte à côte.

Le comte navarrais dit : rrQuel cheval as-tu là, Castillan?»

Rodrigue de Bivar dit : rr Veux-tu le troquer? rrEchange-le avec moi, si le tien est plus faible.»

Alors le comte dit : trCela ne me serait point permis.»

610 On leur partagea le soleil, et les juges du camp pareillement.

Ils allèrent se frapper l’un l’autre, et le comte navarrais le manqua.

Rodrigue de Bivar ne le manqua pas : il lui donna un coup qui l’abattit de cheval. Avant que le comte ne se relevât, il descendit lui trancher la tête.

V. 596. — Ce vers qui, à un mot près, est le même que le vers 691, nous paraît avoir été ajouté ici par la distraction du copiste.

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