‹ Poe˜me du CidChapitre 34 sur 182 · V. 647. — Ici encore, deux observations · texte numérisé non relu

V. 647. — Ici encore, deux observations

APPENDICE

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Ally aderesó Rodrigo sus gentes, acaudellando vuelve la batalla. Muchas gentes se perdieron de Moros è de Christianos.

65o Malos peccados! y morieron quatro fijos de Layn Calvo.

Muchos buenos cavalleros enderedor, Rodrigo los ovo encontrados. Desque vio el padre è los tios muertos, ovo la color mudado. Quisiera arramar los Moros, Rodrigo ovo el escudo enbraçado.

Por tornar los Moros, del padre non ovo cuydado.

655 Ally fue mesclada la batalla, è el torneo abivado.

Paradas fueron las ases , è el torneo mesclado.

Ally llamó Rodrigo à Santiago, fijo del Sebedeo.

Non fue tan bueno de armas Judas el Macabeo,

Nin Archil Nicanor, nin el rey Tholomeo.

66o Cansados fueron de lidiar, è fartos jde tornear.

Tres dias estido en pesso la fasienda de Rodrigo de Rivar.

Là Rodrigue rangea ses troupes, [et] il ordonna la bataille.

Beaucoup de gens se perdirent , soit des Mores , soit des Chrétiens.

65o Quel péché! là moururent quatre Tils de Layn Calvo.

[Avec] beaucoup de bons chevaliers autour [d’eux] Rodrigue les rencontra. Dès qu’il vit son père et ses oncles morts, il changea de couleur.

Rodrigue aurait voulu disperser les Mores , et il embrassa son écu.

Comme les Mores revenaient à la charge, il n’eut point souci de son père. 655 Alors la bataille devint une mêlée, et le tournoi s’anima.

Les troupes se rangèrent, et le tournoi se changea en mêlée.

Alors Rodrigue invoqua saint Jacques, fils de Zébédée.

Judas Machabée ne fut pas si bon dans les armes ,

Ni Archil Nicanor, ni le roi Ptolémée.

66o Fatigués ils furent de combattre, et rassasiés de jouer de la lance.

Trois jours demeura en balance cette affaire de Rodrigue de Bivar.

i° Sur le mot dejfesa (ou dehesa ) voyez Berganza, Antigüedades de España, lib. VI, cap. v.-- 3° Le manuscrit porte : non son llegados. Il y a là une distraction du copiste, évidemment.

V. 669. — On lit dans le manuscrit, au commencement de ce vers : Llegar querrán al quarto (Ils voudront arriver au quatrième). Ces mots n’ont aucune espèce de rapport ni avec ce qui précède ni avec ce qui suit, et nous avons pris sur nous de les supprimer.

V. 65 1. — Après encontrados, M. Michel écrit encore entre parenthèses : sic. Oui, c’était la règle.

V. 653. — Ms. : Quisiera arramar los Christianos , etc. Sur le sens du verbe arramar, voyez plus haut, v. 447. Nous avons dû supposer ici quelque erreur du copiste, et nous avons corrige.

V. 654. — Ms. : Por tornarlos Christianos, etc. Ici encore, nous supposons une distraction du copiste , et nous corrigeons.

V. 656. — L’auteur dit au vers précédent : fue mesclada la batalla ; et il dit à présent : paradas fueron las ases. 11 y a dans ce récit plus de désordre et de confusion que dans la bataille même.

C¡iV

APPENDICE

A pocas que io non tomaron en trega armado estando.

Esto le aconsejó por el buen rey don Fernando,

Quando los condes vendieron el reynado.

665 La batalla venció Rodrigo; por ende sea Dios loado!

Mató al rey Garay, moro de Atiença, è al rey de Cigüeñea su hermano;

E mató al de Guadalajara, è prisso al Madriano,

E al Talaverano , è à otros Moros afartos :

Ca muy bien le ayudó el rey moro Burgos de Ayllon , loçano ,

670 Que era su vassallo.

E traxieron los dos reys moros para el pueblo çamorano.

Tornósse Rodrigo para Castilla, tan sañudo è tan yrado.

Toda la tierra tembrava con el Castellano.

Fue destroyr à Redresilla, è quemar à BilforaRo.

67.5 Conbatieron à Granion, è prisso al conde don Garci Fernandes con su mano. Por Villafranca de Montesdoca le leva va apressionado.

E violo el conde don Ximeno Sancbes de Burveva , su hermano .

E quando lo vió Rodrigo, luego le salió al alcance.

Encerrólo en VIL barrios que es Birviesca llamado.

Peu s'en fallut que l’on n’obtînt de lui une trêve, tandis qu il était armé.

Cela lui fut conseillé par le bon roi don Fernand.

Lorsque les comtes vendirent le royaume.

665 Rodrigue gagna la bataille : Dieu en soit loué!

Il tua le roi Garay, More de Atiença , et le roi de Cigüeñea . son frère :

Et il tua celui de Guadalajara, et il prit le Madrian,

Et celui de Talavera , et d’autres Mores en quantité :

Car fort bien l’aida le roi more Burgos de Ayllon, le glorieux ,

670 Lequel était son vassal.

Et l’on emmena les deux rois mores devers la ville de Zamora.

Rodrigue s’en retourna devers la Castille, plein de colère et de fureur.

Le Castillan faisait trembler toute la terre.

U alla détruire Redresilla et brûler Bilforado.

675 Ils attaquèrent Grañon, et il prit de sa main le comte don Garci Fernandez.

Par Villafranca de Montesdoca il l’emmenait prisonnier.

Et le comte don Ximeno Sanchez de Burveva , son frère , le vit.

Et lorsque Rodrigue l’aperçut, il marcha aussitôt à sa poursuite.

Il l’enveloppa aux sept quartiers que l’on appelle Birviesca.

V. 662. — Le manuscrit porte entrega, d’un seul mot. Nous l’écrivons en deux mots, et nous interprétons de notre mieux.

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