‹ Poe˜me du CidChapitre 35 sur 182 · V. 663. — Nous traduisons avec la meilleure · texte numérisé non relu

V. 663. — Nous traduisons avec la meilleure

volonté possible cette phrase plus que singulière.

Y. 675. — L’auteur semble faire allusion à un épisode dont il est question dans le Poème du Cid, v. 8282 - 33o2.

APPENDICE

680 En Santa Maria la antigua se encerró el conde losano.

Conbatiólo Rodrigo amidos, que non de grado.

Ovo de ronper la yglesia , è entró en ella privado.

Sacólo por las barvas al conde detras el altar con su mano,

E dixol’ : Sal acá, alevoso, è ve vender à christianismo 685 A los Moros, è matar à tu señor honrrado.

Dos condes lieva pressos Rodrigo, à Carrion fue llegado.

Quando lo sopieron los condes de Carrion è de Castilla, todos se alegraron:

E fueronle jurar en las manos, è omenaje le otorgar,

Que à treynta dias contados fuessen ant’el rey don Fernando.

690 Con los pressos fue Rodrigo al pueblo camorano,

E metiólos en pressyon con los Moros, è cavalgó privado.

E sale à rrecebir à los caminos al buen rey don Fernando.

E encontrólo entre Çamora è Benavente, do es Moreruela poblado.

Desde ally fasta Çamora fue gelo contando.

695 El rey, quando lo oyó, enbió por todos sus reynados,

Portogalesses è Galisianos, Leonesses è Asturianos,

E Estremadura con Castellanos;

E ally los mandó el rey tan ayna judgar

680 Dans Sainte-Marie l’antique s’enferma le comte glorieux.

Rodrigue l’attaqua malgré lui, et non volontiers.

U lui fallut rompre [la porte de] l’église, et il y entra aussitôt.

De sa main il retira le comte par la barbe , de derrière l’autel ,

Et il lui dit : ffSors ici, traître, et va vendre la chrétienté 685 ffAux Mores, et tuer ton seigneur honoré.»

Rodrigue emmène deux comtes prisonniers , et arrive à Carrion.

Lorsque les comtes de Carrion et de Castille le surent, tous se réjouirent:

Et ils allèrent lui jurer entre les mains , en lui prêtant hommage ,

Qu’à trente jours comptés, ils iraient devant le roi don Fernand.

690 Avec les prisonniers Rodrigue alla vers la ville de Zamora,

Et il les mit en prison avec les Mores , et il chevaucha promptement.

• Et il alla sur le chemin, au-devant du bon roi don Fernand.

Et il le rencontra entre Zamora et Benavente, à l’endroit nommé Moreruela.

De là jusqu’à Zamora , il lui raconta ce qui s’était passé.

695 Le roi, quand il l’entendit, envoya par tous ses royaumes,

Vers les Portugais et les Galiciens, vers les Léonais et les Asturiens.

Et vers [ceux de] l’Estramadure et les Castillans;

Et alors le roi leur manda de juger sur-le-champ

V. 685. — Ms. : E a Moros. Ceia ne présente V. 688. — Ms. : E fesieronle jurar, etc. Cele

aucun sens; nous corrigeons. ne présente aucun sens; nous corrigeons.

APPENDICE

Los condes que tal cossa fasian, que muerte merecían?

700 Judgaron Portogalesses à bueltas con Galisianos;

Dieron por juysio que fuesen despeñados.

Judgaron Leonesses con Asturianos;

Dieron por juysio que fuessen arrastrados.

Judgaron Castellanos à bueltas con Estremadanos,

705 E dieron por juysio que fuessen quemados.

Ffijos fueron del conde don Pedro del Campo , mucho onrrado.

Quando sopieron que Rodrigo de los reynos era echado,

Entraron à Palencia por fuerça, que primero era condado,

E à muy grand desonrra echaron fuera al perlado.

710 E fuésse querellar ant’el rey don Fernando :

Señor, mienbresete, ca non te deve ser olvidado,

Como el rey vuestro padre ovo à Palencia franqueado.

E dixo el rey : Muchas cossas que yo non puedo faser, mal peccado !

Dixo Arnaldo el perlado : Yr quiero à Roma querellarlo.

715 Essas horas dixo el rey : Commo vieredes mas guissado;

Les comtes qui avaient fait telle chose , quelle mort ils méritaient?

700 Les Poi’tugais jugèrent de concert avec les Galiciens,

Et prononcèrent pour jugement qu’ils fussent précipités du haut d’un rocher.

Les Léonais jugèrent [de concert] avec les Asturiens,

Et prononcèrent pour jugement qu’ils fussent tirés par des chevaux.

Les Castillans jugèrent de concert avec ceux d’Estramadure ,

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