‹ Poe˜me du CidChapitre 36 sur 182 · Et prononcèrent pour jugement qu’ils fussent brûlés · texte numérisé non relu

Et prononcèrent pour jugement qu’ils fussent brûlés

Ils étaient fils du comte don Pedro del Campo, [homme] trèsdionoré.

Lorsqu’on sut que Rodrigue était chassé du royaume,

On entra par force à Palencia , qui d’abord était un comté ,

Et à très-grand déshonneur on chassa dehors le prélat.

710 Et celui-ci alla se plaindre devant le roi don Fernand :

* Seigneur, souviens-toi , car tu ne dois pas l’avoir oublié, ff Comme quoi le roi votre père avait affranchi Palencia.»

Et le roi dit : «[Il y a] beaucoup de choses que je ne puis faire; quel péché!»

Arnaldo le prélat dit : «Je veux aller en porter plainte à Rome.»

7 1 5 Alors le roi dit : « Comme il vous paraîtra plus sage ;

rey ), le manuscrit porte, con el rey; ce qui ne présente aucun sens admissible. On remarquera , en outre, que l’auteur, après avoir employé le tutoiement dans le vers qui précède, emploie ici , en parlant à la même personne, une forme«plus respectueuse. Nous avons vu dans le Poeme du Cid, v. U 1 2 , un mélange du même genre.

V. 702. — Après le mot Leonesses , le copiste a sans doute omis d’écrire à bueltas. (Voyez le vers 700 et le vers 70/1.)

V. 710. — Au second hémistiche, au lieu de ant’el rey don Fernando , le manuscrit porte : al pueblo Çamorano. Distraction du copiste.

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