‹ Poe˜me du CidChapitre 41 sur 182 · V. 767. — L’auteur veut dire que le roi Fer · texte numérisé non relu

V. 767. — L’auteur veut dire que le roi Fer

ex

APPENDICE

A pessar de Francesses los puertos de Aspa passé.

770 A pessar de reys è de emperadores, à pessar de Romanos dentro en Paris entré, Con gentes honrradas que de España sacó :

El conde don Ossoryo, el amo quel’ crió,

E el conde don M. Gos., un portogales de pro,

E el conde don Ñuño Nuñes que à Simancas mandó,

775 E el conde don Alvar Rodrigues que à las Asturias mandó,

Y el conde don Galin Laynes, el bueno de Carrion,

Y el conde don Essar, señor de Monçon,

Y el conde don rr°, de Cabra señor,

780 E el conde don Bellar, escogiera el mejor,

E el conde don Ximon Sanches , de Burveva señor,

E el conde don Garcia de Cabra, de todos el mejor,

E el conde Garci Fernandes el bueno, Crespo de Grañon;

Almerique de Narbona, quel’ disen don Quiron.

En dépit des Français, il passa les défilés d’Aspa.

770 En dépit des rois et des empereurs, en dépit des Romains, il entra dans Paris,

Avec les gens honorables qu’il emmena d’Espagne :

Le comte don Ossorio , le gouverneur qui l’éleva ;

Et le comte don Martin Gonzalez , un Portugais de distinction ;

Et le comte don Ñuño Nuñez , qui gouverna Simancas ;

776 Et le comte don Alvar Rodriguez, qui gouverna les Asturies;

Et le comte don Galin Laynez , le bon , de Carrion ;

Et le comte don Essar, seigneur de Monçon;

Et le comte don Ramiro , seigneur de Cabra ;

780 Et le comte don Bellar, qui était fort bien choisi;

Et le comte don Simon Sanchez , seigneur de Burveva ;

Et le comte don Garcia de Cabra, de tous le meilleur;

Et le comte Garci Fernandez le bon, le Crépu de Grañon; Almérique de Narbonne, que l’on appelle don Quiron.

dinand Ier fit transporter de Séville à Léon les reliques de saint Isidore. On peut voir à ce sujet les Notes historiques et littéraires , p. 281.

V. 769. — Selon M. Dozy, ce vers et les deux suivants sont un chant de guerre fort ancien (Recherches , t. I, p. 628). A nous, ce passage nous paraît ici tout à fait en situation, et dans le style habituel de fauteur. Il serait donc du même temps que la Crónica rimada.

V. 775. — Après le vers 776, on lit dans le manuscrit cette ligne :

Este pobló a Mondonedo e . de enquebrando.

M. Dozy regarde avec raison cette ligne comme une glose.

V. 777 et suiv. — On remarquera sûrement dans ces vers la conjonction moderne y, au lieu de la conjonction ancienne è que fauteur emploie d’ordinaire.

APPENDICE

785 Con ellos va Rodrigo, de todos el mejor.

Los cinco reys de España todos juntados son.

Passavan allende Duero, passavan allende Arlanson.

Y siete semanas por cuenta estido el rey don Fernando,

Atendiendo batalla en una lid en canpo.

790 Apellidóse Francia con gentes en derredor,

Apellidóse Loobardia, asy commo el agua corre,

Apellidóse Pavía è otras gentes,

Apellidóse Alemana con el emperador,

Pulla è Calabra, è Sesilla la mayor,

795 E toda tierra de Roma con quantas gentes son,

E Armenia , è Persia la mayor,

E Frandes, è Rrochella, è toda tierra de ultramar,

E el palasin de Rlaya, Saboya la mayor.

Quales atavetradores del buen rey don Fernando!

785 Avec eux va Rodrigue, de tous le meilleur.

Les cinq rois d’Espagne sont tous réunis.

Ils passèrent de l’autre côté du Duero; ils passèrent de l’autre côté de l’Arlanzon. Là resta sept semaines par compte le roi don Fernand,

Attendant bataille en rase campagne.

790 On fit appel à la France, ainsi qu’aux nations environnantes;

On fit appel à la Lombardie et à toute la vallée;

On fit appel à Pavie et aux peuples voisins ;

On fit appel à l’Allemagne, ainsi qu’à l’empereur,

A la Pouille et à la Calabre, et à la grande Sicile,

795 Et à toute la terre de Rome, ainsi qu’aux gens tpi’ elle renferme,

Et à l’Arménie , et à la grande Perse ,

Et à la Flandre, et à la Rochelle, et à tout le pays d’ outre-mer,

Et au paladin de Blaye, [et] à la grande Savoie.

Quels adversaires pour le bon roi don Fernand!

V. 785. — Rodrigue est le troisième personnage que le poète désigne comme étant de tous le meilleur. (Voyez les vers 780 et 782.)

V. 788. — M. Dozy pense que ce vers et le suivant sont interpolés , se fondant sur le changement d’assonance ( Recherches , t. I , p. 629). Nous ne partageons point son opinion.

V. 79a. — Selon M. Dozy, ce vers serait encore une interpolation ( Recherches , 1. 1, p. 629). Ce n’est pas notre avis ; et l’assonance de ce vers n’est pas un motif suffisant pour le faire dispa-

raître. Au vers 797, le mot ultramar ne forme pas une assonance moins singulière au milieu d’un couplet en 0 aigu ; et cependant M. Dozy proposé le maintien de ce vers (Ibid.). On trouve, de même, des assonances incomplètes dans nos anciens romans provençaux et français.

V. 798. — Palasin pour paladin. Par ces mots el palasin de Blaya, l’auteur veut probablement désigner Roland.

V. 799. — Au lieu de atavetradores , ne faut-il pas lire adversadores ?

exil

APPENDICE

800 El conde don Firueia è el conde don Ximon Sanches Vieron venir grandes poderes del conde saboyano,

Con mili è nuevecientos cavalleros à cavallo.

Venieronse contra el rey de Castilla, llamando:

A las armas, cavalleros, el buen rey don Fernando!

8o5 A Riiedano passemos ante que prendamos daño,

Que atanto son Francesses commo yervas del campo.

Essas horas dixo el rey don Fernando : Non es lo que yo demando.

Grandes tiempos ha passado que yo saly de mis reynados.

Quantos della saqué, todos son despensados.

810 Al dia que yo cobdiciava ya se me va allegando,

De verme en lid en campo con quien me llama tributario.

Varones, que me fiso rey señor de España? la mesura de vosotros, fijosdalgo : Llamastesme señor, è me bessastes la mano. Yo un ombre so señero como uno de vosotros. Quanto es del mi cuerpo , non puede mas que otro ombre.

8 1 5 Mas do yo metiere las manos , por Dios , vos sacaldas !

Que grand pression espera España mientra el mundo fuere.

800 Ce comte don Firueia et le comte don Simon Sanchez Virent venir les grandes forces du comte savoisien,

Avec mille et neuf cents chevaliers à cheval.

Ils s’en vinrent devers le roi de Castille, criant : ffAux armes, chevaliers! le bon roi don Fernand!

8o5 rr Passons le Rhône avant que nous ne recevions dommage,

«■ Car les Français sont aussi nombreux que les herbes du champ. *

Alors le roi don Fernand dit : «Ce n’est pas [là] ce que je désire, fil y a longtemps que je suis sorti de mes royaumes.

«Tout l’argent que j’en avais tiré, je l’ai dépensé entièrement.

810 rr Le jour que je souhaitais est enfin arrivé,

ffDe me voir combattre dans le champ avec qui m’appelle tributaire, rr Barons, qui m’a fait roi seigneur d’Espagne? votre courtoisie, gentilshommes : rrVous m’avez appelé seigneur, et m’avez baisé la main. [Autrement] je ne suis qu’un simple homme comme un de vous.

' frPour ce qui est de ma personne, je ne puis pas plus qu’un autre homme.

^ ^ rrMais [partout] où je mettrai la main, pour Dieu! montrez aussi la vôtre! tfCar un dur esclavage menace l’Espagne tant que le monde durera.

V. 81 3. — Très-probablement il y a ici deux vers. Le premier finirait au mot mano qui forme assonance avec les vers qui précèdent. Le second est assonant avec le vers qui suit.

V. 8ià. — Au lieu de non puede, il nous semble qu’il vaut mieux lire non puedo.

V. 81 5. — Ce vers, où manque l’assonance, nous paraît avoir été mal copié.

APPENDICE

Page 1