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Quando esto oyó el rey, tomólo por la mano.
Al rreal de Castellanos amos à dos entraron.
El rey enbió à dos à dos los cavalleros , de mando , fasta que apartó 9C0 DCCCC0* que à Rodrigo bessassen la mano.
Dixieron los DCCCC08 : Por Dios sea loado,
Con tan onrrado señor que nos bessemos la mano !
De Rodrigo que avia nonbre, Ruy Dias le llamaron.
Cavalgan estos DCCCC08, à la ynfanta tomaron.
965 Entra la tienda del buen rey don Fernando.
Con ella fue el rey muy ledo è pagado.
Ally dixo Rodrigo al buen rey don Fernando :
Cavalguen vuestros reynos , è non sean en tardarlo.
Yo yré en la delantera con estos DCCCC08 que yo trayo.
97° Señor, lleguemos à Paris, que asy lo avré otorgado.
Ca ay es el rey de Francia è el emperador alemano,
Y es el patriarcha è el papa romano ,
Que nos están esperando à que les diessemos el tributo.
E nos queremos gelo dar privado ;
Lorsque le roi entendit cela, il le prit par la main.
Au quartier general des Castillans tous deux entrèrent.
Le roi renvoya deux à deux les chevaliers, par ordre, jusqua ce qu'il en eût écarté 960 Neuf cents, afin qu’à Rodrigue ils baisassent la main.
Les neuf cents dirent : «Que Dieu soit loué
«De ce qu’à si honorable seigneur nous baisons la main ! r>
De Rodrigue qu’il s’appelait, on le nomma Ruy Diaz.
Ces neuf cents chevauchèrent; ils prirent l’infante.
965 Elle entra dans la tente du bon roi don Fernand.
Avec elle le roi fut très-joyeux et satisfait.
Alors Rodrigue dit au bon roi don Fernand :
ffQue vos royaumes chevauchent, et qu’ils n’y mettent point de retard. rrMoi, j’irai à l’avant-garde avec ces neuf cents que j’emmène.
970 rr Seigneur, allons à Paris, car ainsi j’aurai rempli mon devoir. ffCar là est le roi de France et l’empereur d’Allemagne,
«■ Là est le patriarche et le pape de Rome ,
rr Lesquels nous attendent afin que nous leur donnions le tribut.
rrEt nous voulons le leur donner promptement;
V. 959.— M. Wolf a proposé de lire de modo. Nous n’adoptons pas la correction ; mais ce style n’en est pas moins fort étrange.
V. 961. — Peut-être faut -il lire ici : Por Dio» seas loado! etc. (De Dieu sois -tu loué!)
Iles paroles s’adresseraient ators au roi don
Fernand.
V. 963. — L’auteur dit là une grosse sottise. Ruy étant l’abrégé de Rodrigo, et Días signifiant fils de Diègue, c’était naturellement le nom du Cid.
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APPENDICE
97a Que fasta que me vea con ellos non serya folgado.
Entran en las armas, comiençan de cavalgar.
La delantera lieva Rodrigo de Bivar.
Cavalga en la mañana al alvorada el buen rey don Fernando. Los poderes juntavan; ya eran fuera de Paris assentados 980 En tantas tiendas, en tantos ricos estrados.
Ally llegó Rodrigo con CCC0S cavalleros.
Ally se reptan Francesses à bueltas con Alemanes;
Rietanse los Francesses con tantos de los Romanos.
Ally fabló el conde de Saboya, muy grandes boses dando :
985 Quedo, dixo, los reynos, non vos vades coytando.
Aquel Español que ally vedes, es diablo en todo.
El diablo le dio tantos poderes, que assy viene acompañado.
Con mili que trae , mal me ha desbaratado.
En mili è novecientos fisome grand daño.
990 Pressome por la barba amidos è non de grado.
Allá me tiene una fija, donde soy muy cuytado.
Ally finca la tienda de Rruy Dias el Castellano.
En el tendal don Rruy Dias cavalga apriessa en’l su cavallo
975 ffCar jusqu’à ce que je me voie avec eux je n’aurai point de repos.»
Ils se mettent en armes, ils commencent à chevaucher.
Rodrigue de Bivar conduit l’avant-garde.
Le bon roi don Fernand monte à cheval à l’aube du matin.
Us joignent leurs troupes; déjà ils sont établis hors de Paris ,
980 En maintes tentes , en maintes riches estrades.
Là arriva Rodrigue avec trois cents chevaliers.
Là sont défiés les Français, ainsi que les Allemands;
Les Français sont défiés, avec non moins de*Romains.
Alors parla le comte de Savoie , en poussant de grands cris :
985 tf Tranquillisez-vous, dit-il, les royaumes, ne vous inquiétez pas.
«Cet Espagnol que là vous voyez est un diable en tout. crLe diable lui a donné tant de pouvoir, qu’il vient ainsi accompagné. «Avec mille [chevaliers] qu’il mène, il m’a malement arrangé, fr Parmi mille et neuf cents des miens il a fait grand dommage.
99° «Il m’a pris par la barbe, par force et non de mon gré. cril me retient là-bas une fille, de quoi je suis fort affligé.»
Là est fixée la tente de Ruy Diaz le Castillan.
Dans la tente principale , don Ruy Diaz chevauche promptement sur son
V. 977. — Le manuscrit porte Heve au lieu de V. 986. — A la fin de ce
lieva. Distraction du copiste , probablement. en todo es diablo.
APPENDICE
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Bavjeca, el escudo ante pechos, el pendón en la mano.
995 Oyt, dixo, los novecientos, veredes lo que fago.
Sy non diesse con la mano en las puertas de Paris, non serya folgado.
Sy podiesse mesclar batalla, el torneo parado,
Que eras quando él llegasse, que nos fallasse lidiando.
Ally movió Ruy Dias entre las tiendas de los Francesses.
1000 Expoloneó el cavallo, è feryan los pies en la tierra, yva temblando.
En las puertas de París fue ferir con la mano.
A pessar de Francesses fue passar comino de cabo.
Parósse ant’el papa, muy quedo estido.
Que es esso, Francesses è papa romano?
ioo5 Syempre oy desir que doce pares avia en Francia lidiadores : llamadlos! Sy quisieren lidiar comigo, cavalguen muy privado.
Ffabló el rey de Francia : Non es guissado.
Non ay de los doce pares que lidiasse synon con el rey don Fernando. Apartat desque veniere el rey de España don Fernando,
1010 E lidiaré con él de grado.
Ally dixo Ruy Dias el buen Castellano :
Rey, vos è los doce pares de mi sereis buscado.
Ya se va Ruy Dias à los sus vassallos.
Babieca, son écu devant la poitrine, son pennon à la main.
995 a Ecoutez, dit-il, les neuf cents, vous allez voir ce que je fais.
«Si je ne frappe de la main aux portes de Paris, je ne serai pas content.
ff Si je pouvais me voir en bataille, dans une bonne mêlée,
ff[Je voudrais,] quand demain viendra, qu’il nous trouvât combattant. »
Alors Ruy Diaz marcha vers les tentes des Français.
1000 II éperonna son cheval, et les pieds [de celui-ci] frappaient la terre qui tremblait. Aux portes de Paris il alla frapper de la main.
En dépit des Français , il alla passer également.
Il s’arrêta devant le pape , se tenant fort tranquille, rr Qu’est ceci, Français et pape romain?
ioo5 ff J’ai toujours ouï dire qu’il y avait en France douze pairs batailleurs; appelez-les! cr S’ils veulent se battre avec moi, qu’ils chevauchent au plus vite.»
Le roi de France parla : a Ce n’est pas convenable.
ff II n’est pas un des douze pairs qui se battît, sinon contre le roi don Fernand, tr Ecartez-vous dès que viendra le roi d’Espagne don Fernand,
1010 ffEt je combattrai avec lui volontiers.»
Alors parla Ruy Diaz le bon Castillan :
ff Roi , vous et les douze pairs vous serez de moi cherchés.»
Maintenant s’en va Ruy Diaz vers ses vassaux.