XI.V
Ley Re natura s’appella, comuna a tota gent. (V. 69.)
Ma aquel que non creire en aquel département. (V. 22.)
Et dans le Gérard de Rossillon :
Pero no fo ta pauca la cavalgada. (P. i3.)
E desfermet la porta cochadamen. (P. i3.)
Que mai Tarn que mon paire ni mo senhor. (P. 2.)
E tenran Ihi lo setge tôt un estit. (P. 10.)
Et dans les Voyages de Charlemagne:
Ele fut bien corunée al plus bel e as meuz. (V. 6.)
Me larrai contreval par créance devaler, (V. 37.)
Si senz garde remaint, jo creim qu’ele soit perdue. (V. 32 2.)
Et dans la Chanson de Roland 1 :
Vos le suirez a V feste seint Michel. (I, 37.)
S’est ki r demandet, ne l’esloet enseigner. (I, 1 19.)
Ne s’ poet guarder que mais ne li ateignet. (I, 9.)
Melz en valt Tor que ne funt cinc cenz liveres. (I, 5i 5.)
Ben lé conuis que gueredun vos en dei. (V, ià8.)
Blance ad la barbe cum flur en averill. (V, 2 Ai.)
Que mort Tabal senz nule recuverance. (V, 356.)
Enfin, quant aux petits vers de six ou de huit syllabes qu’on voit jetés çà et là dans le Poëme du Cid, les analogues ne se rencontrent ni dans le Gérard de Rossillon, ni dans les Voyages de Charlemagne, ni dans la Chanson de Roland; mais on les trouve dans la Nobla Leyczon , qui est, comme notre Poëme, en vers de douze syllabes2.
1 Dans l’Introduction qui précède la Chanson de Roland (ch. vm), M. Génin a fait voir de la manière la plus heureuse les rapports qui existent, aujourd’hui encore, entre la versification de notre poésie populaire et notre ancienne versification.
5 Voir les vers 3o, 77, 3 12. — Dans la Chronique des Albigeois, postérieure, il est vrai, d’environ soixante ans à notre Poëme, tous les couplets se terminent par un petit vers de six syllabes.