‹ Poe˜me du CidChapitre 91 sur 182 · V. 1293. — 4 Saint-Pierre-de-Cardeña · texte numérisé non relu

V. 1293. — 4 Saint-Pierre-de-Cardeña

V. 1296. — Voyez à ce vers les Notes historiques et littéraires.

V. 1299. — Sanchez, dans son Index, ne cite même pas le mot areciado, qui cependant mérite bien une mention. Il y avait, je crois, sur ce mot quelque signe abréviatif négligé par le copiste ,

«De plus, baisez-lui pour moi la main, et priez-le fermement 1 285 « Pour ma femme et mes filles, si telle est sa merci, qu’il me les laisse tirer [de là-bas]. « J’enverrai devers elles , et vous , sachez le message :

« La femme de Mon Cid et les infantes ses filles

«Iront de [telle] sorte quant à elles, qu’elles viendront à grand honneur « En ce pays étranger que nous avons pu conquérir. »

«290 Alors Minaya dit: «De bonne volonté.»

Après avoir ainsi parlé, ils pensent à se préparer.

Mon Gid à Alvar Fañez donna cent hommes pour le servir en chemin ,

Et [lui] commanda de porter mille marcs d’argent à Saint-Pierre,

Et qu’il les donnât à l’abbé don Sanche.

1395 Tandis qu’à ces nouvelles tous se réjouissaient,

Du côté de l’orient vint un tonsuré.

II s’appelle de son nom l’évêque don Hiéronyme.

Il est bien entendu en lettres et très -prudent.

A pied et à cheval il était fort bien dressé. i3oo II allait demandant la porte de Mon Cid.

Il désirait vivement, l’évêque, de se voir avec les Mores dans le champ.

Que s’il venait à succomber en combattant et frappant avec ses mains,

Il ne voulait pas que jamais eu ce monde les Chrétiens le pleurassent.

Lorsque Mon Cid apprit cela , il en fut satisfait : i3o5 «Ecoutez, Minaya Alvar Fañez! par celui qui est là-haut,

« Puisque ¿)ieu daigne nous venir en aide, soyons-lui-en bien reconnaissants. «Dans le pays de Valence je veux faire un évêché,

«Et le donner à ce bon chrétien.

«Vous, quand vous irez en Castille, vous emporterez de bons messages.» i3io Ce que don Rodrigue avait dit plut à Alvar Fañez.

Voilà que ce don Hiéronyme, on l’institue évêque.

Ils l’établirent dans Valence, où il peut bi£n être riche.

Dieu! quelle joie avait toute la chrétienté,

De ce que dans le pays de Valence il y avait un seigneur évêque !

» 3 1 5 Minaya [en] était joyeux; et il prit congé et partit.

et peut-être fant-il lire adreciado, ou adreçado.

V. i3oi. — Obispo. L’o initial de ce mot n’at-il pas été ajouté par le copiste? Dans les poésies de Gonzalo de Bereeo et dans le Poema de Alexandro , on trouve bispo.

Page 1