‹ Poe˜me du CidChapitre 92 sur 182 · V. 1307. — Obispado. Même observation que · texte numérisé non relu

V. 1307. — Obispado. Même observation que

ci-dessus. Dans les poésies de Gonzalo de Bereeo, on lit bispado.

V. i3i5. — De cette expression fort remarquable, è vinos' (mot à mot : et s’en vint), on pourrait, je crois, induire que le Poème du Çid a été composé en Castille.

Tierras de Valencia remanidas en paz,

Adelinó pora Castiella Minaya Alvar Fañez.

Dexarévos las posadas , non las quiero contar.

Demandó por Alfonso , do lo podrie fallar.

1 3ao Fuera el Rey à San Fagunt à un poco ha;

Tornos’ à Garrion : y lo podrie fallar.

Alegre fue de aquesto Minaya Alvar Fañez.

Con esta presentaia adelinó pora allá.

De misa era exido esora el rey Alfonso.

1 325 Afe Minaya Alvar Fañez do lega tan apuesto.

Fincó sus hinoios ante tod’ el pueblo ;

A los pies del rey Alfonso cayó con grand duelo.

Besábale las manos è fabló tan apuesto :

Merced, señor Alfonso, por amor del Criador! i33o Besabavos las manos Mió Cid Lidiador,

Los pies è las manos , como à tan buen señor.

Quel’ bayades merced : sí vos vala el Criador.

Echastele de tierra , non ha la vuestra amor :

Mager en tierra agena, él bien face lo só.

1 335 Ganada ha Xerica è à Onda por nombre.

Príso à Almenar è à Murviedro que es miyor.

Así fizo Cebóla è adelant Casteion,

E Peña Cadiella, que es una peña fuert. *

Con aquestas todas de Valencia es señor. i3¿io Obispo fizo de su mano el buen Campeador;

E fizo cinco lides campales, è todas las arrancó.

Grandes son las ganancias que le dió el Criador.

Febos aqui las señas verdad vos digo yo :

Cient caballos gruesos è corredores;

1 345 De siellas è de frenos todos guarnidos son.

Besavos las manos è que los prendades vos.

Razona s por vuestro vasallo, è à vos tiene por señor.

Alzó la mano diestra, el Rey se sanctiguó.

V. i33¿i. — El bien face lo só (mot à mot : il fait bien le sien). Nous avons précisé la pensée du poète. Notre interprétation nous paraît tout à fait d’accord avec le premier hémistiche de ce vers et

avec les dernières paroles que prononce Alvar Fañez. (Voyez le vers 1 3 A7. )

V. i338. — Remarquer le mot fuert à la fin d’un vers qui se trouve dans un couplet dont

Laissant en paix le pays de Valence,

Minaya Alvar Fañez chemina vers la Castille.

Je vous laisserai les logis, je ne veux pas les conter.

Il demanda après Alphonse, où il le pourrait trouver. i32o Le Roi était allé depuis peu à San-Fagunt;

Il était retourné à Carrion : là on le pourrait trouver.

Minaya Alvar Fañez fut content de cela.

Avec son présent, il chemina de ce côté.

A ce moment même le roi Alphonse sortait de la messe. i3a5 Voici Minaya Alvar Fañez qui arrive fort à propos.

II se mit à genoux devant tout le peuple;

Aux pieds du roi Alphonse il tomba avec grande [démonstration de] douleur. Il lui baisa les mains et parla fort à propos :

« Merci , seigneur Alphonse , pour l’amour du Créateur ! i33o «Mon Cid Batailleur vous baise les mains,

«Les mains et les pieds, comme à très-bon seigneur.

« Puissiez-vous l’avoir en grâce : qu’ainsi le Créateur vous soit en aide!

«Il n’a point votre amour; vous l’avez exilé du pays;

«[Mais,] quoique sur la terre étrangère, il fait bien ce qu’il doit.

1 335 «Il a conquis les villes nommées Xerica et Onda.

«Il a pris Almenar, et Murviedro qui est meilleur.

«Il a fait de même de Cebóla, et auparavant de Casteion,

« Et de Peña-Cadiella , qui est un fort rocher.

«Outre tous ces endroits-là, il est seigneur de Valence. i36o «Le bon Campéador a fait de sa main un évêque;

«Et il a livré cinq batailles campales, et il les a gagnées toutes.

« Grand est le butin que lui a donné le Créateur.

«Voici devant vous les preuves que je vous dis la vérité :

« Cent chevaux de haute taille et coureurs ;

1 3A5 «De leur selle et de leur frein ils sont tous garnis.

«Il vous baise les mains, et vous prie de les accepter.

« Il se reconnaît votre vassal et vous tient pour seigneur. »

Levant la main droite, le Roi se signa.

l’assonance est en o aigu. Ne faut-il pas lira fort ?

Y. i33g. — Con aquestas todas. Le poêle sousentend un substantif pluriel féminin, comme villas ou peñas.

V. i368. — Sanchez, qui ne met aucun signe de ponctuation à la fin du vers i3Æ8, met un point à la fin du vers 1 3¿tg. Notre ponctuation nous paraîfmieux d’accord avec la pensée du poète.

De tan fieras ganancias como ha fechas el Campeador, i35o Sí me vala Sant Esidro, plazme de corazón :

E plaze m de las nuevas que face el Campeador.

Recibo estos caballos quem’ embia de don.

Mager plógo al Rey, mucho pesó à Garci Ordoñez.

Semeia que en tierra de Moros non ha vivo orne,

1 355 Quando así face à su guisa el Cid Campeador.

Dixo el Rey al conde : dexad esa razón ,

Que en todas guisas miior me sirve que vos.

Fablaha Minaya y à guisa de varón :

Merced vos pide el Cid, si vos cayese en sabor,

1 36o Por su tíiugier doña Ximena è sus fijas amas ados:

Saldrien del monesterio do elle las dexó*

E y rien pora Valencia al buen Campeador.

Esora dixo el Rey : plazme de corazón.

Hyo les mandaré dar conducho mientra que por mi tierra fueren. i365 De fonta è de mal curialdas è de deshonor.

Quando en cabo de mi tierra aquestas dueñas fueren,

Catad como las siívades vos è él Campeador.

Oydme, escuellas, è toda la mi cort :

Non quiero que nada pierda el Campeador.

Page 1